• Terrienne – Jean-Claude Mourlevat

    Anne, dix-sept ans, fait du stop au bord de la route, non loin de Saint-Etienne. Etienne, un peu plus de soixante-dix printemps, la fait monter. La conversation s’engage très facilement, la jeune fille confiant au vieux monsieur, écrivain dépressif, qu’elle cherche sa soeur Gabrielle, disparue depuis un an au lendemain de son mariage. Le scénario se produit une seconde fois. Quand il reviendra sur place, cherchant à savoir vers où Anne se dirigeait, Etienne ne trouvera plus le panneau de signalisation indiquant « Campagne : 3.5 km ». D’ailleurs, tout bien réfléchi, il n’a jamais entendu parler de cette commune… Etienne et Anne se rejoindront dans ce lieu accessible à quelques humains, uniquement…

  • The City & The City – China Miéville

    Ce China Miéville a vraiment le don de donner des personnalités aux villes dont il s’empare, qu’elles existent comme Londres dans Le roi des rats ou qu’elles sortent de son imagination comme Nouvelle Crobuzon dans Perdido Street Station. Beszel et Ul Qoma n’existent pas et pourtant, elles ressemblent à l’idée qu’on se fait ici de certaines villes d’Europe de l’Est. Leur particularité pourtant les exclue de toute comparaison possible puisque de Beszel et Ul Qoma ne sont qu’une seule et même ville, superposées l’une à l’autre. Les gens, les animaux, les voitures se croisent mais ont l’interdiction de se voir, d’entrer en contact. Si à Beszel on voit un Ulqoman, il…

  • Darkside / 1 – Tom Becker

    Jonathan Starling et Ricky Thomas sont deux jeunes adolescents londoniens comme les autres, ou presque. En fait, ils vont se rendre compte qu’ils ont quelque chose d’un peu spécial quand ils vont être poursuivis de façon insistante par une belle femme aux cheveux roses et ses deux acolytes. Si Ricky est rapidement enlevé, Jonathan réussit à s’échapper sans toutefois être vraiment renseigné sur son sort : pourquoi son père tombe-t-il régulièrement dans un état cataleptique, proche de la mort ? Pourquoi maintient-il fermé à double tour l’accès à son bureau ? Qui était sa mère et pourquoi ne lui en a-t-il jamais parlé ? Autant de questions et bien d’autres…

  • May le monde – Michel Jeury

    J’aurais aimé acclamer avec les fans le come back de Michel Jeury à la science-fiction… Malheureusement, après trois tentatives toutes aussi épuisantes les unes que les autres, je parviens péniblement aux alentours de la page cent vingt après avoir traîné ce livre comme un boulet pendant trois jours. J’abandonne, je n’en peux plus, bien des livres m’attendent. Il ne m’a fallu que quelques pages pour comprendre que ce livre et moi, ça n’était pas gagné d’avance. Mais il est des livres qui se méritent ; je m’accrochais donc. Mais enfin cette langue invraisemblable a eu raison de ma bonne volonté qui s’est épuisée à déchiffrer et à essayer de comprendre…

  • L’arche de Noa – Ange

    Attrapé au hasard dans mon énorme pile de romans jeunesse en retard, L’arche de Noa m’a agréablement surprise, notamment par son style. L’histoire de cette jeune adolescente, Noa, en classe de cinquième dans un collège parisien, n’est pas originale en elle-même, mais bien par le ton des auteurs qui se font familiers, interpellent le lecteur, le prennent en quelque sorte par la main pour lui conter des aventures à haute teneur fantastique et rocambolesque. La jeune héroïne est une enfant modèle (trop même, c’est le seul reproche que je ferai au livre) : fille d’immigrés d’Afrique du Nord, ses parents travaillent beaucoup et n’ont pas assez de temps pour s’occuper…