• Excalibur : l’épée dans la pierre – Terrence Hanbury White

    Arthur, dit la Verrue, a été recueilli par messire Auctor pour être élevé avec son fils Keu dont il devient le compagnon de jeu et le souffre-douleur. Prétentieux et arrogant, Keu ridiculise l’enfant destiné à devenir son écuyer quand il sera chevalier. Mais un jour qu’ils partent tous deux chasser dans la Forêt Sauvage, c’est Arthur qui décide de partir à la recherche du faucon qui s’est échappé. C’est alors qu’il rencontre un vieillard excentrique et quelque peu magicien nommé Merlin qui vit dans la forêt avec son hibou Archimède. Il devient son professeur. Arthur vit alors toutes sortes d’expériences destinées à le former, en particulier des métamorphoses en divers…

  • Les dames du lac – Marion Zimmer Bradley

    Soyons clair dès le départ : Marion Zimmer Bradley a eu une idée de génie en faisant raconter l’histoire du roi Arthur et de ses chevaliers par les héroïnes de la légende. L’émergence de la religion chrétienne qui peu à peu étouffe les traditions ancestrales est un thème majeur du roman, du cycle d’Avalon en général, et souligne l’ambiguïté de l’époque en donnant aux héros une consistance psychologique que par ailleurs leur dénie le récit. Car soyons juste : si le traitement de la légende est original de part son point de vue, sa mise en oeuvre est extrêmement mièvre. Ces dames, Ygerne, Morgane, Guenièvre ne pensent qu’à ça, tout…

  • Désolation – Stephen King

    Livre à ne pas lire avant de partir pour un long voyage en 4×4 sur les routes désertiques des Etats-Unis. Sauf si vous aimez cauchemarder. Rêver de flics complètement allumés qui tapent dur, tuent à bout portant, jettent les petites filles du haut des escaliers, et zigouillent une ville entière, celle de Désolation en l’occurrence. Et tout ça en se vidant de leur sang, en perdant un oeil et en crachant des glaviots aussi sanguinolents que la dent qu’ils viennent de perdre sans s’en rendre compte… Voilà donc un Stephen King bien sanglant, où la folie s’installe dès le début. La première partie est irréprochable : les protagonistes tombent un…

  • Le livre des crânes – Robert Silverberg

    Si le titre vous incite à penser qu’en lisant ce Silverberg méconnu vous croiserez des labyrinthes obscurs, des rites médiévaux sanglants ou des portes grinçantes ouvrant sur des souterrains remplis de cadavres, vous faites fausse route. Le livre des crânes en question est un ouvrage très ancien découvert par un jeune étudiant juif américain, Eli. Il recèle des secrets insoupçonnables et l’emplacement d’un étrange monastère. Eli traduit comme il peut une partie du texte, met au courant ses trois camarades de chambrée et les voilà partis vers la chaleur de l’ouest profond. Eli le Juif, Ned l’homosexuel, Oliver le paysan parvenu et le riche Timothy s’en vont quérir l’éternité, sachant…

  • Les déportés du Cambrien – Robert Silverberg

    Les Etats-Unis des années 2020 ont trouvé un moyen propre de faire taire définitivement les opposants politiques : les révolutionnaires et autres agitateurs sont envoyés un milliard d’années avant Jésus-Christ sur une Terre vierge de toute présence humaine et animale si ce n’est quelques mollusques et autres invertébrés marins. Hawksbill Station compte cent quarante pensionnaires, avec à leur tête un roi sans couronne, Jim Barrett. Après plusieurs mois de silence, un nouveau rejoint enfin la station : Lew Hahn, jeune homme taciturne et peu bavard qui se dit économiste. Tout en observant le nouveau venu, Barrett repense à son passé d’activiste tantôt révolutionnaire, tantôt contre révolutionnaire, et s’interroge sur le…