Adultes

Les Guerriers de l’éternité / 1 – John C. Wright

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Trois livres composent la première livraison de la nouvelle collection de fantasy de chez Calmann-Lévy. Trois livres et j’ai choisi celui-ci en premier, pour mon plus grand ennui. Je suis péniblement parvenue à la page 160 mais ne peux aller plus loin car je n’y comprends rien.
La faute m’en incombe certainement mais je ne peux fixer mon attention sur un texte aux dialogues aussi mièvres et dont la structure narrative flotte au point de se déliter dans le n’importe quoi. Alors je me dis que c’est sans doute voulu puisque tout repose sur l’enchevêtrement du rêve et de la réalité.

Le jeune héros, Galen Waylock, est le dernier gardien des rêves, celui qui doit empêcher les mauvaises créatures des rêves d’envahir définitivement le monde réel. Or, le temps est proche car Galen a entendu sonner la cloche (comme qui dirait de l’Apocalypse). Bon, là d’accord. Le problème c’est que des personnages différents (son grand-père, le premier de la lignée Waylock et autres…) racontent au jeune garçon des légendes anciennes censées lui expliquer le pour quoi du comment (qui il est, qui sont les créatures maléfiques, comment les combattre, etc.) et qu’on n’y comprend rien alors que lui a l’air de tout piger.
À cette intrigue première s’adjoint l’histoire de Wendy à la folie douce et de son mari : elle est hospitalisée, va mourir, mais son mari rencontre un spectre qui la sauve si et seulement s’il peut prendre une autre vie à la place de la sienne. OK dit le mari. Et le spectre veut celle de Galen bien sûr, qui est en train de rêver et se retrouve dans le coma. Mais ça ne fait rien car Wendy intègre le monde des rêves (enfin je crois), y rencontre le fondateur de la lignée Waylock sous les traits de Galen (enfin je crois) et va essayer (pourquoi elle ?) de retrouver les sept talismans qui combattent les neuf fléaux (le compte n’y est pas, ne me demandez pas pourquoi).
Et par dessus tout ça encore beaucoup de personnages dont je ne sais jamais s’ils font partie du rêve ou de la réalité (il y a le père de Galen et sa femme, ou son ex-femme, qui apparaissent de loin en loin, ainsi que le Roi phoque censé être gentil mais qui est méchant, le caporal Furlough et l’officier Mocklear qui a priori n’ont rien à voir là-dedans…).

Je déteste les livres où l’on nous sert des explications à la louche. Mais en lisant celui-ci je me rends compte que je n’apprécie pas non plus ceux où la confusion narrative est telle que ce qui devrait être le nœud de l’intrigue devient un embrouillamini incompréhensible. C’est dommage car l’idée de départ était plutôt bonne.
Gageons que parmi ces trois premiers titres, j’ai choisi le pire et que les autres seront plus réjouissants.

 

Les Guerriers de l’éternité – 1 : le dernier gardien des rêves (2004), John C. Wright traduit de l’anglais (américain) par Jean-Pierre Pugi, Calmann-Lévy, octobre 2005, 267 pages, 20,50€

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