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Princess Bride – William Goldman

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Il était une fois une princesse capricieuse et égoïste qui tomba amoureuse de son garçon de ferme par jalousie envers une trop belle comtesse. Pour faire fortune, Westley le garçon de ferme part en Amérique, mais son vaisseau est intercepté par celui du Terrible Pirate Robert qui, dit-on, ne fait pas de quartier. Alors la princesse accepte d’épouser le prince, qu’elle n’aime pas. Mais ce prince machiavélique a l’intention de tuer la princesse pour déclencher une guerre contre ses ennemis. Trois brutes sont donc engagées pour l’enlever : Fezzik le géant, Inigo Montaya le bretteur et Vizzini, leur chef.
C’est surtout par le film de Rob Reiner en 1987 (sur un scénario de Goldman lui-même) que l’on a découvert l’histoire de la princesse Bouton d’Or. Mais quoique le film ne manque pas d’humour, il est loin d’être aussi satirique que le roman qui détourne quasi systématiquement les lieux communs du genre. Robin Wright aime trop sincèrement Westley dont le visage semble effectivement tout droit sorti d’un conte de fée.
Princess Bride est un conte de fée détourné par Goldman qui prétend abréger une version ancienne due à un mystérieux S. Morgenstern que son père lui aurait lue alors qu’il était petit. Le dit Morgenstern n’a en fait jamais existé mais il entretient un mythe autour de ce texte, mythe dans lequel bien des critiques se sont laissés prendre.
De fait Goldman intervient sans cesse dans la narration pour argumenter ses prétendues coupures : le décalage confère une distance et un certain humour au roman. De même les innombrables parenthèses qui cassent complètement la narration et qui seraient dues elles aussi à Morgenstern : elles sont anachroniques, et leur inadéquation et répétition en font un procédé comique efficace.
Vous trouverez dans le livre tout ce que le film ne dit pas sur le passé de Fezzik et d’Inigo, plus un texte supplémentaire Le bébé de bouton d’or qui joue sur les fins possibles de Princess Bride. Ces deux textes sont précédés d’introductions un peu longues de Goldman sur son écriture, sa femme, son fils, et l’adaptation cinématographique du roman. C’est drôle mais un peu trop long pour être réussi : le lecteur a ouvert le livre pour lire Princess Bride

 

Princess Bride (1973), William Goldman traduit de l’anglais (américain) par Ange, Bragelonne, février 2004, 328 pages, 25€

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