• Les derniers jours d’un immortel – Vehlmann & Bonneval

    Qu’en serait-il de l’humanité si elle pouvait vivre éternellement ? Qu’est-ce que l’Homme serait prêt à sacrifier pour ça ? Voilà quelques unes des questions qui traversent cette bande dessinée dont la sobriété graphique sert un propos des plus profonds. Elijah fait partie des huiles de la police philosophique : en cas de problèmes entre les différentes races peuplant l’univers, c’est à lui qu’on fait appel. Car Elijah est un fonctionnaire efficace, discret, effacé derrière son travail. Mais un événement personnel vient ébranler sa belle neutralité psychologique : un ami très cher a décidé de mourir, sans l’en avertir. Qu’est-ce que mourir quand on est a priori immortel ? C’est…

  • Jolies ténèbres – Vehlmann & Kerascoët

    On dit souvent que les enfants sont innocemment cruels, qu’ils sont capables du pire comme du meilleur parce qu’ils ne distinguent pas le Bien du Mal. C’est sur ce chemin ô combien étroit que nous entraîne cette très étrange bande dessinée à la couverture si peu en rapport avec les illustrations intérieures. De prime abord, le dessin est naïf, avec tout un tas de jolis personnages et de petits animaux des bois. Mais ce n’est qu’apparence car l’action se passe au pied d’un cadavre de petite fille en putréfaction, qu’on aperçoit de temps en temps, d’abord comme endormi puis grouillant d’asticots. Le ton est donc donné : si le dessin…