• L’oeil de la Lune

    Combien d'identités cachées sous cet auteur anonyme ? Au moins une pour lancer le génial concept du Bourbon Kid, et une autre pour pondre cette suite poussive et dénuée d'intérêt...

  • Snuff – Chuck Palahniuk

    Pour finir sa carrière en beauté, Cassie Wright, star du porno, n’hésite pas : un gang bang géant avec six cents participants masculins et elle pour seule héroïne. Un défi, voire pire, un suicide par le sexe, car qui pourrait survivre à une telle avalanche de mâles en rut ? Le lecteur peut-être, le lecteur assez curieux pour se dire qu’il doit y avoir autre chose que des membres dans ce bouquin de Chuck Palahniuk. La narration déjà ne prend pas le chemin d’une description qui deviendrait rapidement lassante. Le lecteur suit, depuis la salle d’attente, trois candidats masculins au grand show, d’abord désignés par leur seul numéro : le 72, le 137…

  • Le livre sans nom

    Santa Mondega, vous connaissez ? Oui répondront ceux qui sont accros au Bourbon Kid depuis ses premières aventures en 2010 pour la traduction française. Non, répondront les malheureux qui font l’autruche depuis plus de deux ans, pour la bonne raison que cette ville-là n’existe pas. Et c’est tant mieux, il ne ferait pas bon s’y perdre malencontreusement par une nuit sans lune… Présenter ce livre sans expliciter la nature particulière d’une grande majorité des habitants de cette ville peu commune, c’est un peu comme parler de Blanche-Neige sans évoquer les sept nains. Toute proportion gardée bien sûr. C’est gagnée par l’enthousiasme de certains lecteurs que j’ai entamé ce premier tome, alors…

  • Blue Jay Way – Fabrice Colin

    Un Fabrice Colin chez Sonatine, c’est plutôt une bonne nouvelle, et l’indication, avant même d’ouvrir le livre, que l’auteur s’essaie au thriller, ou au roman noir, ou au moins au suspens, puisqu’il il y a de tout ça chez cet éditeur qui, de mémoire, ne m’a jamais déçue. Au contraire, je lui dois bien des enthousiasmes, qu’ils s’appellent Gillian Flynn, R.J. Ellory ou Jesse Kellerman. Si le titre lui-même n’est pas moins réjouissant, par contre le résumé de base me fait légèrement froncer le sourcil : encore un auteur français qui écrit un roman américain, ou au moins un roman qui se passe aux Etats-Unis… Ça donne du pire (Philippe…