• Cœurs de rouille – Justine Niogret

    A l’image de Saxe qui se réveille brutalement frappé par Dresde, une golem oubliée, le lecteur habitué des romans de Justine Niogret sera surpris par celui-ci, sa première incursion en littérature jeunesse. Ou plutôt young adults comme l’affiche la collection car cet univers cauchemardesque s’adresse à des lecteurs aguerris. Il serait bien présomptueux de définir le monde dans lequel Saxe se réveille, tant il est énigmatique. C’est une cité désertée  qu’imagine Justine Niogret, une cité où grouillent rats et nains vengeurs, où errent encore quelques agolems, ces créatures mécaniques que les hommes utilisaient jadis comme servantes. Mais il n’y en aura bientôt plus car Pue-la-Viande, le dernier golem, les traque…

  • Mordred – Justine Niogret

    On connait le goût de Justine Niogret pour le Moyen Age, version tumultueuse et guerrière. En choisissant pour sujet un des personnages de ce qu’on appelait la matière de Bretagne, l’auteur aurait pu à nouveau nous plonger au cœur de combats de légende, tout en hauts faits et exploits. C’est pourtant un récit plus mélancolique et apaisé qu’elle nous propose ici, une fin de vie, comme un rêve bercé de souvenirs. Mordred, ici fils de Morgause et neveu du roi Arthur, a été blessé lors d’un combat : depuis un an son dos le fait souffrir. Il accepte enfin que son médecin procède à l’ablation du corps étranger qui le tance…

  • Chien du Heaume – Justine Niogret

    Aujourd’hui, il est question d’un premier roman français. Non ! Ne partez pas ! Il ne s’agit certes pas du roman du siècle, mais il vaut vraiment la peine qu’on l’évoque. Il s’agit d’une jeune femme, moche, rondouillarde et mercenaire. Elle s’appelle Chien du Heaume, c’est le nom qu’elle s’est donné, mais elle est sur les routes pour découvrir son vrai nom, celui de son père. Elle n’a que son épée pour la guider, celle qu’elle tient de son père et si semblable à celle du chevalier Sanglier. Elle part à sa recherche dans son château perdu. Mais le chevalier Sanglier ne sait rien, si ce n’est que c’est Orains…