• Je suis ton ombre – Morgane Caussarieu

    Choisir d’écrire sur les vampires aujourd’hui relève du défi. Qu’on les choisisse glamours ou horrifiques, ils seront comparés, mesurés, analysés. Je suis ton ombre n’échappera pas à quelques comparaisons avec certains Grands Anciens, et non des moindres. Car la terre de Louisiane est déjà largement hantée par ces êtres maléfiques… Poil de Carotte grandit dans un village du Sud Ouest, du genre blockhaus et bord de mer. Misère sociale aussi car le gamin vit à l’écart grâce à l’aide sociale de son père handicapé. Un drame a couté la vie à Paul son frère jumeau et à sa mère, drame dont on devine peu à peu qu’il est à l’origine.…

  • Le bâtard de Kosigan / 1 – Fabien Cerutti

    Oyez, oyez braves gens et lecteurs : voilà de la fantasy française ! Il fut un temps, pas si ancien, où je me cachais dans le plus sombre des trous à une telle annonce. Aujourd’hui, je me retiens à peine de faire passer avant tous les autres les romans d’auteurs français inconnus ou presque s’adonnant à la fantasy. Qu’est-ce qui m’arrive ? Le meilleur de ce qui peut arriver à un lecteur : l’émerveillement, le plaisir et le goût renouvelé d’une belle langue française maniée avec humour, savoir et intelligence. J’ai pourtant déjà croisé le chemin de bien des mercenaires de papier, de ces hommes plus malins que forts, souvent marqués par la vie…

  • Mordred – Justine Niogret

    On connait le goût de Justine Niogret pour le Moyen Age, version tumultueuse et guerrière. En choisissant pour sujet un des personnages de ce qu’on appelait la matière de Bretagne, l’auteur aurait pu à nouveau nous plonger au cœur de combats de légende, tout en hauts faits et exploits. C’est pourtant un récit plus mélancolique et apaisé qu’elle nous propose ici, une fin de vie, comme un rêve bercé de souvenirs. Mordred, ici fils de Morgause et neveu du roi Arthur, a été blessé lors d’un combat : depuis un an son dos le fait souffrir. Il accepte enfin que son médecin procède à l’ablation du corps étranger qui le tance…

  • Panopticon – Nicolas Bouchard

    Nicolas Bouchard nous entraine à Londres en 1820. On a attenté à la personne du premier lord, Robert Banks Jenkinson, et ce en plein King’s Theatre malgré un vaste déploiement des forces de l’ordre : des créatures mythologiques effrayantes sont apparues, faisant fuir la foule et permettant au meurtrier de se faufiler jusqu’à l’homme politique. Mais Bogdan est arrêté avant le geste fatidique et interrogé par le philosophe Jeremy Bentham, chargé de l’enquête. Celui-ci comprend immédiatement que le jeune Bogdan n’est qu’un illusionniste capable de suggérer à tout un chacun les fantasmagories les plus horribles. Poursuivant l’enquête, Bentham part pour l’empire d’Autriche d’où Bogdam est originaire. C’est un long périple européen…

  • Les derniers parfaits – Paul Beorn

    Les romans sur les Templiers, les Cathares, le Vatican et autres bondieuseries souvent médiévales, je m’en méfie : « encore… » est ma première réaction. Les derniers parfaits n’a donc pas échappé à ce réflexe, avant que je n’entame une lecture qui fut difficile sur un point : la police de caractère choisie est microscopique. Ça peut ressembler à un détail, mais ça ne l’est pas à mes yeux fatigués. Résultat : j’ai haché ma lecture afin de les soulager, ce qui n’est pas un avantage. Je l’ai cependant appréciée, essentiellement pour son originalité. C’est que Paul Beorn plonge son lecteur dans un contexte historique assez déconcertant. Trois hommes et une femme enchaînés parviennent…