• Le jeune Lovecraft – Oliver & Torres

    De Lovecraft on peut écrire la vie, ou la fantasmer. C’est ce que les Espagnols José Oliver et Bartolo Torres ont fait en choisissant d’imaginer la vie qu’aurait pu mener le jeune Lovecraft. L’humour domine au détriment de la biographie pour le plaisir du lecteur qui suit un petit Howie plus vrai que nature. José Oliver et Bartolo Torres accumulent avec joie tous les clichés sur l’enfance de ce génie, et au besoin inventent même quelques situations qui les arrangent : pourquoi ne pas le doter d’une goule qui ferait office d’animal domestique pas tout à fait aux normes et un peu vorace ? Ça plus la solitude, la neurasthénie, les moqueries…

  • La clé de l’abîme – José Carlos Somoza

    Tout commence très rapidement, comme dans un film d’action qui ne laisserait à personne le temps de respirer. Daniel Kean est contrôleur dans un train entre Dortmund et Hambourg. Il se penche vers un usager qui a besoin d’aide, et voilà que sa vie bascule définitivement : cet usager, Klaus Siegel, porte sur lui des bombes qu’il menace de faire sauter si Daniel ne l’écoute pas. Et il écoute Daniel, il écoute de toutes ses oreilles, mais il ne parvient pas à entendre le message du terroriste qui se suicide, sans finalement faire sauter le train. Daniel est aussitôt appréhendé par ses supérieurs qui veulent savoir ce que Siegel lui…

  • Les Enfants du rêve / 1 – Laurent Poujois

    « On raconte que dans Ulthar, de l’autre côté de la rivière Skaï, aucun homme n’a droit de tuer un chat. » Si cette phrase vous rappelle quelque chose, vous êtes certainement un lovecraftien averti et dans ce cas, vous ne serez certainement pas déçu par l’exercice difficile auquel se livre Laurent Poujois dans son premier cycle science-fictif. Il m’a toujours semblé assez périlleux d’essayer de réinvestir un univers d’écrivain, de se l’approprier pour y faire évoluer ses propres personnages. Si Poujois y parvient plutôt bien, c’est certainement qu’il a su créer des personnages et une intrigue autonomes, dans un univers référentiel et nostalgique. Nous avons quatre adolescents vivant sous terre comme…