• Le cri – Laurent Graff

    Le narrateur est employé à un péage d’autoroute. Jour après jour, il voit le nombre d’automobilistes diminuer, jusqu’à disparaître totalement. Le phénomène a commencé en même temps qu’un cri, gigantesque, universel. Le narrateur fait partie de ces quelques happy few qui ne l’entendent pas. Alors que les gens tombent comme des mouches se tenant « la tête à deux mains, la bouche béante et les yeux exorbités, figés dans l’horreur » du cri (p.21), il continue sa petite existence d’employé tranquille. Tout comme Daniel le gendarme heureux qui se prend pour un crooner, Joras qui veille au chevet de ses deux amours et un couple de campeurs qui ne vit que l’un…