• L’Evangile selon Eymerich – Valerio Evangelisti

    Voilà que se termine le cycle que l'Italien Valerio Evangelisti consacre au moine dominicain Nicolas Eymerich. Pour cette dernière enquête, son éternelle lutte contre l'hérétique le mène en terre sicilienne déchirée entre les barons et assaillie d'apparitions pour le moins inquiétantes.

  • Descendre en marche – Jeff Noon

    De cet auteur britannique culte dans son pays, la quatrième de couverture de Descendre en marche nous dit qu’il « construit une oeuvre singulière, alliant expériences littéraires et incursions dans les territoires imaginaires ». Faisant part il y a peu de mon intérêt pour  Descendre en marche, quelqu’un a cru bon de signaler que pour qu’on l’apprécie, il faudrait qu’il soit traduit… Certes, ce roman n’est ni linéaire ni démonstratif, mais il plonge le lecteur bienveillant dans un univers unique, riche même si délabré. Et la langue est à l’image de son propos : libre et novatrice. Marlene la narratrice est une ancienne journaliste. Elle écrit dans des cahiers, pour ne pas oublier.…

  • Le château d’Eymerich – Valerio Evangelisti

    Les éditions La Volte ont entrepris de publier toutes les aventures de l’infâme inquisiteur Nicolas Eymerich. Entreprise qui comporte des rééditions et des inédits, comme cet opus qu’on se ravit de voir disponible en français. Eymerich, rappelez-vous, c’est ce dominicain qui à force de manigances et de morts parvient au poste d’inquisiteur général du royaume d’Aragon. Sa spécialité : les manifestations sataniques et autres phénomènes inexplicables. Mais ce n’est pas tout : Evangelisti lie le sort de l’inquisiteur et de ses contemporains à ceux de personnes situées en d’autres temps et d’autres lieux, eux aussi en prise avec des manifestations similaires. Fin des années 1360, Eymerich et son collègue inquisiteur Gallus se rendent…

  • Rouge gueule de bois – Léo Henry

    Une chose est sûre : quand on ouvre un livre édité par La Volte, on se trouve face à un livre différent de tout ce qui se publie ailleurs. Différents par la forme, iconoclastes, décalés, voire dérangeants, les ouvrages de cette maison d’édition s’ils ne plairont pas à tout le monde ne pourront qu’interroger les lecteurs assez téméraires pour s’y risquer. Léo Henry choisit l’humour multi référencé pour son premier roman, c’est risqué, ça m’a parfois rappelé l’humour délicat d’un Christopher Moore, avec soucoupes volantes en prime. Arizona, été 1965. Alors que Buzz Aldrin est le premier homme à marcher sur la lune, Fredric Brown, célèbre auteur de science-fiction, est…

  • Le Déchronologue – Stéphane Beauverger

    La seconde tentative fut la bonne : j’ai achevé ma lecture du Déchronologue. Pourquoi un abandon ? Sans doute parce que je suis une lectrice fainéante et que le choix narratif qu’a fait Stéphane Beauverger, pour original qu’il soit est venu à bout de mon intérêt après 180 pages. C’est que, comme son titre l’indique, cette histoire n’est pas racontée dans l’ordre chronologique. Les aventures du sémillant capitaine Henri Villon sont rapportées dans un désordre dont ma seconde lecture ne m’a pas donné la clé. Le chapitre 1 ouvre le livre avec, par exemple, un bosco nommé Le Cierge et un bateau, Le Chronos. Suit le chapitre 16, six ans plus tard,…