• Corps variables – Marcel Theroux

    Après une préface qui laisse augurer un thriller, Corps variables se présente comme un campus novel avec un narrateur spécialiste de Samuel Johnson, pas assez brillant pour concrétiser ses rêves d’ascension sociale, un brin rancunier et pas loin de la déprime. Père de famille et époux d’une trop belle femme. C’est à lui qu’un certain Hunter, collectionneur influent dans le monde de l’industrie musicale, demande d’authentifier des lettres de Johnson. Nicholas Slopen, l’universitaire en question, s’émeut de constater qu’elles semblent authentiques. Il découvre bientôt d’autres textes, et celui qui les a écrits : un certain Jack qui pense être Samuel Johnson. A ce stade du roman, le lecteur en est…

  • Mingus – Keto von Waberer

    Au début, le lecteur est désorienté : il avance dans un brouillard assez semblable à l’esprit de Mingus. Qui est-il ? Qu’a-t-il fait ? Puis peu à peu, personnages et situation se mettent en place, au gré de l’alternance de différents points de vue. Mingus est l’un des narrateurs : mi-homme mi-lion, au moment où s’ouvre le roman il tue son père, Léo, un généticien « génial » qui a réussi le croisement entre hommes et animaux. Mais Léo a tenu sa merveille enfermée, de même que Nin que Mingus libère avant de prendre la fuite. Nin est une fille d’Aristos, kidnappée depuis très longtemps et qu’on croyait morte. On découvrira avec une certaine horreur à quoi…

  • Nexus – Ramez Naam

    Samantha Cataranes, agent de l’ERD (agence américaine contre les risques émergents), est chargée d’infiltrer une bande de jeunes biologistes et informaticiens de génie qui ont mis au point une nouvelle drogue : nexus. Cette nano-molécule est capable de connecter des cerveaux entre eux. En toute illégalité. Pour les jeunes chercheurs, c’est un moyen d’améliorer les communications, de fusionner les intelligences, de vivre des expériences collectives et libératrices. Mais le gouvernement américain ne l’entend pas ainsi. Selon lui, nexus développe une technologie de coercition visant à prendre en masse possession d’êtres humains. Cette drogue rend possible la construction d’une intelligence non humaine (et non américaine) qui n’entre pas dans les plans des…

  • Les mains d’Orlac – Maurice Renard

    En 1912, le docteur Alexis Carrel réussit les premières cultures de tissus humains. La même année, Gaston de Pawlowski imagine des banques d’organes dans son roman Voyage au pays de la quatrième dimension. Après Mary Shelley et H.G. Wells, la littérature française d’anticipation scientifique se lance elle aussi à l’assaut d’un thème qui fera florès en science-fiction : la greffe d’organes et les transformations de l’être humain. C’est en 1920 que le rémois Maurice Renard écrira le premier chef-d’œuvre français du genre. Maurice Renard : le précurseur de l’anticipation fantastique Maurice Renard naît en 1875 dans une famille très aisée. Très tôt, il se prend d’admiration pour Edgar Poe, Hoffman,…

  • C.H.A.R.L.Ex – Danielle Martinigol

    Cyber Humaine Améliorée pour Résister dans des Lieux Extraterrestres, ou plutôt C.H.A.R.L.Ex est envoyée sur Terhys par la Confédération des Soixante Mondes. Cette planète, jumelle de la terre compte dix millions de colons, descendants de ceux qui ont fui pollution et surpopulation. A quatre-vingt-une années-lumière de chez elle, la jeune fille-machine doit découvrir pourquoi les Terhydiens ont fait sécession deux ans auparavant, coupant tout contact avec la Confédération. Âgée de quinze ans, elle est le « modèle parfait de cyber-femelle ». Elle est accompagnée de deux autres produits de l’ingénierie génétique : Colas, qui a l’apparence d’un petit garçon de neuf ans et Auxy qui ressemble à un chien ; ce sont des nanêtres.…