• Endgame – James Frey

    A la lecture d’Endgame, on peut se demander jusqu’où ira la littérature jeunesse dans la banalisation de la violence. La violence comme jeu, comme sport. Sans remonter aux calendes grecques, partons de Battle Royale, qui grâce à son humour désamorçait efficacement toute apologie de la violence malgré ses adolescents tueurs et engagés malgré eux dans un jeu auquel ils sont contraints. Sa resucée américaine, Hunger Games, travaille à peu près le même schéma : des adolescents qui tuent d’autres adolescents pour un jeu qu’ils n’ont pas choisi et dont ils sortent vainqueurs ou morts. Il n’y a guère eu que les Britanniques pour s’offusquer de la violence du thème, seulement à…