• La malédiction des anges – Danielle Trussoni

    Qu’on m’explique pourquoi ce roman a été sélectionné par le New York Times comme un des meilleurs de l’année 2010. On y prône l’ignorance et l’interprétation littérale de la Bible, sans oublier de souligner le mal que la science a pu faire à l’Église.

  • Nina des loups – Alessandro Bertante

    L’apocalypse a aussi atteint l’Italie. Voici donc une version italienne de l’après catastrophe, celle d’Alessandro Bertante, la deuxième qui nous parvienne, je crois. Faisons court puisque nous sommes en territoire connu : récession, crise financière, faillite des banques puis chômage, pillages et retour à la sauvagerie, sauve qui peut. Tout ça n’est qu’évoqué car le roman s’ouvre sur le village montagnard isolé de Piedimulo, trois ans après la catastrophe. La communauté vit en autarcie et subvient à ses besoins sous la gouverne juste et ferme d’Alberto. Le seul moyen d’accès, un tunnel, a été obstrué. A force de travail et de discipline, les villageois s’en sortent. On n’est pas bien loin…

  • Robopocalypse – Daniel H. Wilson

    Un préambule, intitulé « Briefing », met le lecteur dans l’ambiance : il y a eu une guerre entre hommes et robots, ceux-ci ont été vaincus, parce que « Nous avons survécu. L’espèce supérieure, c’est nous ».  Cette phrase d’exergue signée Cormac « Brightboy » Wallace laisse supposer que le reste ne fera pas dans la dentelle. Et pourtant, le récit des hostilités s’avère plus intéressant que ce titre roboratif, Robopocalypse, ne le suggère. Daniel H. Wilson choisit un mode de narration dynamique. Cinq parties : « Incidents isolés », « L’Heure Zéro », « Survie », « Éveil », « Représailles » déroulent chronologiquement les événements depuis les signes avant-coureurs jusqu’à la reprise en main de la situation par les humains. Aux États-Unis comme au Japon ou en…

  • Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons – Jasper Fforde

    Jennifer Strange n’a pas encore quinze ans et elle doit s’occuper d’une des dernières agences de magiciens (oups, on dit «maîtres en Arts Mystiques») encore en activité, Kazam. Leurs pouvoirs diminués leur permettent encore de réparer les canalisations sans tout démonter, de chasser en une seule fois toute les taupes d’un jardin, de faire livrer des organes par tapis volant, mais guère plus. Alors Kazam périclite doucement et Jennifer a bien du mal à payer les factures, elle qui n’est que directrice suppléante, en tant qu’enfant trouvée. Où est parti M. Zambini et quand reviendra-t-il ? Et comme si elle n’en avait pas assez avec tous ces soucis quotidiens, voilà…

  • The City & The City – China Miéville

    Ce China Miéville a vraiment le don de donner des personnalités aux villes dont il s’empare, qu’elles existent comme Londres dans Le roi des rats ou qu’elles sortent de son imagination comme Nouvelle Crobuzon dans Perdido Street Station. Beszel et Ul Qoma n’existent pas et pourtant, elles ressemblent à l’idée qu’on se fait ici de certaines villes d’Europe de l’Est. Leur particularité pourtant les exclue de toute comparaison possible puisque de Beszel et Ul Qoma ne sont qu’une seule et même ville, superposées l’une à l’autre. Les gens, les animaux, les voitures se croisent mais ont l’interdiction de se voir, d’entrer en contact. Si à Beszel on voit un Ulqoman, il…