• Choke – Chuck Palahniuk

    C’est le troisième livre de Chuck Palahniuk que je termine, et me voilà dans la même indécision qu’à la fin de la lecture des deux précédents : où va-t-on, qu’est-ce que Palahniuk tente de nous dire ? Il interroge, il choque, il met mal à l’aise, c’est certain, et après ? Tentative de résumé. Victor Mancini est figurant vivant dans un faux village de pionniers : tous les jours, il rejoint Dunsboro la Coloniale en 1734 où tout anachronisme est puni du pilori. Un figurant mâche du chewing-gum,  a gardé sa montre, sifflote un air des Beatles, porte un tee-shirt ? Pilori. Pour échapper à l’insanité de ce job, les figurants se…

  • Tony Chu / 1 – Layman & Guillory

    Les Etats-Unis. Suite à une épidémie de grippe aviaire, c’est la prohibition : il est interdit de consommer de la volaille et les restos de poulet clandestins se multiplient. Tony Chu est flic. Et aussi cibopathe, «cela veut dire qu’il peut croquer dans une pomme, et savoir d’instinct sur quel arbre elle a poussé, connaître la marque des pesticides utilisés, ainsi que la date précise de sa récolte». Et c’est pareil pour les gens : s’il mord dedans, il connaît leur passé. Il n’y a que les betteraves qui ne lui font aucun effet. Alors qu’il vient de faire, à sa façon, toute la lumière sur les crimes d’un meurtrier en série,…

  • Dans un jour ou deux – Tony Vigorito

    Flake Fountain, le narrateur de cette histoire aussi intelligente que farfelue, est biologiste moléculaire, mais avant tout ami de Blip Korterly, lui-même professeur de sociologie qui perd son poste à l’université. Nul doute qu’il le doit au complot mondial qui se trame et dont lui seul connaît l’étendue. Pour passer le temps, Blip se livre à l’écriture de graffiti sous un pont. Ça commence par « HO HO ». Quelqu’un répond « Quand ? » et Blip enchérit avec « Dans un jour ou deux ». Les amis de l’absurde seront à la fête. Quoique. Car derrière la folie douce qui semble s’être emparée de certains personnages de Tony Vigorito, se dessine une réflexion sur le…

  • Rouge gueule de bois – Léo Henry

    Une chose est sûre : quand on ouvre un livre édité par La Volte, on se trouve face à un livre différent de tout ce qui se publie ailleurs. Différents par la forme, iconoclastes, décalés, voire dérangeants, les ouvrages de cette maison d’édition s’ils ne plairont pas à tout le monde ne pourront qu’interroger les lecteurs assez téméraires pour s’y risquer. Léo Henry choisit l’humour multi référencé pour son premier roman, c’est risqué, ça m’a parfois rappelé l’humour délicat d’un Christopher Moore, avec soucoupes volantes en prime. Arizona, été 1965. Alors que Buzz Aldrin est le premier homme à marcher sur la lune, Fredric Brown, célèbre auteur de science-fiction, est…

  • Coco givrée – Nadine Monfils

    Par quel bout commencer, je ne sais, tant ce livre est étrange. Sachez d’abord que Nadine Monfils a écrit une trentaine de livres, peut-être y a-t-il dedans une clé pour apprécier celui-là. Et Nadine Monfils est belge. C’est sans doute aussi à prendre en compte pour cerner son humour. Elle convoque d’ailleurs bien des éléments de son pays comme on le voit déjà sur la couverture. Qui dit Magritte dit surréalisme et univers loufoque, et là, le lecteur est servi. Ce roman est farci de personnages improbables et de situations grotesques qui voisinent avec des scènes d’horreur crue. Le mélange me laisse extrêmement dubitative… Il y a à la base…