• Le chasseur et son ombre – Martin, Dozois & Abraham

    Ramon Espejo est en fuite : il doit quitter Diegotown où il vient d’assassiner un diplomate lors d’une rixe au couteau. Mais sur la planète San Paolo, il n’y a pas beaucoup de destinations possibles. Il décide donc d’aller vers les territoires inexplorés du nord, espérant y exercer son métier de prospecteur et peut-être trouver du minerai d’uranium. Mais il va découvrir tout autre chose, dont il se serait bien passé : une colonie d’aliens enfouis depuis dieu sait quand, qui ne ressemblent en rien à ceux qu’il côtoie sur San Paolo. « C’étaient des bipèdes humanoïdes, pas des araignées ou des blobs aux yeux géants, malgré la façon bizarre et vaguement perturbante…

  • Gévaudan – Philippe Mignaval

    On peut faire de bonnes soupes dans de vieux pots, il paraît que ce sont les meilleures. Encore faut-il avoir la recette et ne pas masquer sous les épices la pauvreté des ingrédients de base… Pourtant ce Gévaudan ne manque pas d’atouts, comme par exemple le goût du pays et la connaissance des légendes afférentes à l’événement. C’est le minimum quand on se lance dans un roman historico-futuriste. Nous avons là un scientifique passionné par la Bête du Gévaudan auquel on amène un morceau miraculeusement conservé de ladite bête. L’ADN prélevé, il fait inséminer une dizaine de chiennes et attend le premier clone. Tout rate, ou presque : on ne…

  • La possibilité d’une île – Michel Houellebecq

    « Aussi ne fallait-il nullement s’étonner qu’un animal, n’importe quel animal, ait été prêt à sacrifier son bonheur, son bien-être physique et même sa vie dans l’espoir d’un simple rapport sexuel » (p. 327). Le constat est simple : le sexe est le seul rapport humain qui soit, quand il n’est plus tout est fini. C’est ce que, dans deux millénaires, nos lointains descendants, ou nos clones pourront conclure des divers récits de vie dont la littérature est aujourd’hui parsemée. Et c’est ce que nous dit Houellebecq, mais faisons abstraction du nom qui fait polémique et lisons. Les cent premières pages donnent la parole à Daniel 1, amuseur public qui prend assez…

  • La maison du scorpion – Nancy Farmer

    Opium : enkysté entre le Mexique et les Etats-Unis, cet Etat de la drogue où la culture intensive du pavot est légale, a été créé de toutes pièces par Matteo Alacran, el Patron, ou encore le Scorpion. A l’heure de la technologie high-tech et des exploits du génie génétique, el Patron veut que sa maisonnée vive au rythme de sa jeunesse, il y a quelques cent quarante ans. C’est pourtant au progrès scientifique qu’il doit son incroyable longévité : des clones décérébrés attendent dans d’immenses souffrances de prolonger morceau par morceau la vie du maître incontesté. Matt est l’un de ces clones, mais il est le seul à avoir conservé…