• Les Carnets de Darwin – Runberg et Ocaña

    1860. Charles Darwin a déjà voyagé, écrit, révolutionné le monde scientifique et bousculé les fondements de la religion. C’est un scientifique contesté mais aussi reconnu. C’est pourquoi le premier ministre en personne fait appel à lui pour résoudre certains « incidents » qui se sont déroulés sur les chantiers de constructions de chemin de fer d’un de ses amis, sir Dickinson. 1 – L’œil des Celtes Voilà donc Darwin dans le Yorkshire sur les lieux d’un massacre : des ouvriers et des chevaux étripés, lacérés par un prédateur inconnu. On organise des battues, l’armée surveille les lieux mais d’autres crimes surviennent. On parle de griffus, d’hommes-sauvages ; on accuse la communauté néo-druidique venue s’installer…

  • Le jeune Lovecraft – Oliver & Torres

    De Lovecraft on peut écrire la vie, ou la fantasmer. C’est ce que les Espagnols José Oliver et Bartolo Torres ont fait en choisissant d’imaginer la vie qu’aurait pu mener le jeune Lovecraft. L’humour domine au détriment de la biographie pour le plaisir du lecteur qui suit un petit Howie plus vrai que nature. José Oliver et Bartolo Torres accumulent avec joie tous les clichés sur l’enfance de ce génie, et au besoin inventent même quelques situations qui les arrangent : pourquoi ne pas le doter d’une goule qui ferait office d’animal domestique pas tout à fait aux normes et un peu vorace ? Ça plus la solitude, la neurasthénie, les moqueries…

  • La ville d’Ys / 1 – Rodophe & Alzate

    Le roi Gradlon a quitté la Bretagne avec de nombreux navires. Alors qu’ils sont à court de vivres, ils aperçoivent enfin les côtes d’une île habitée, entourée de brume. Qui ressemble étrangement à celle qui hante les rêves de Gradlon, avec son imprenable citadelle, sa mystérieuse poterne pour laquelle tant de ses hommes sont morts, en rêve. Et voilà que jour après jour, ces mêmes guerriers se ruent à l’assaut et meurent les uns après les autres, et ce n’est plus un rêve. Gradlon s’obstine mais ses hommes renoncent, l’abandonnant sur cette île. Seul. C’est alors que la reine Magdalen lui ouvre la petite poterne et le fait pénétrer dans…

  • Haggarth – Victor de la Fuente

    C’est grâce à la collection « Patrimoine » des éditions Casterman que l’amateur francophone peut enfin découvrir toutes les aventures que l’Espagnol Victor de la Fuente (1927-2010) a consacré au guerrier Haggarth. Deux volumes ont été publiés en 1978 et 1979 dans le magazine « A Suivre », un restait inédit et le quatrième inachevé. Pionnier de la BD d’heroïc fantasy, le sombre héros de de la Fuente revenu d’entre les morts méritait cette intégrale. Il fait en effet figure de précurseur parmi tous les guerriers solitaires et errant dans des univers ténébreux d’inspiration médiévale. Le premier volume, « Le crâne aux trois serpents » s’ouvre sur Haggarth à la tête de guerriers tuna qui s’en…

  • Le jeu lugubre – Paco Roca

    Etrange histoire, étrange procédé narratif. Avant que la bande dessinée proprement dite ne débute, un narrateur explique qu’il a un jour trouvé un livre intitulé «Le jeu lugubre». Ledit livre portant le titre d’un célèbre tableau de Salvador Deseo, peintre surréaliste catalan, il le dévore aussitôt, fasciné par le récit qu’il contient, celui de Jonas Arquero, secrétaire du célèbre artiste. Le narrateur explique qu’avec cette bande dessinée, il a voulu «retranscrire le plus fidèlement possible» le texte d’Arquero qui se déroule à Cadaqués, à l’aube de la guerre civile espagnole. Désireux de fuir la fièvre politique madrilène, Jonas Arquero accepte immédiatement le poste de secrétaire d’un peintre célèbre demeurant très…