• La flamme chantante – Clark Ashton Smith

    Les éditions Actes Sud choisissent de rééditer dans leur collection « Un endroit où aller », un texte de Clark Ashton Smith, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne défraie pas la chronique. Pari osé donc que de proposer La Flamme chantante, un texte complexe qui semble ne jamais épuiser les interprétations possibles. Dans un court avant propos, Philip Hastane explique la façon dont il a découvert le journal de son ami Giles Angarth, écrivain porté disparu depuis un certain temps. La première partie reprend le récit d’Angarth qui se fait narrateur, sous la forme d’un journal, de sa très étrange aventure. Alors qu’il se promène, il découvre un passage…

  • L’île du docteur Moreau – Herbert George Wells

    Retour aux sources du savant fou grâce à l’un des romans les plus connus du genre et de son auteur, Herbert George Wells. Lecture ou relecture, les classiques  déçoivent rarement. Le bateau  d’Edward Prendick a fait naufrage. Il dérive seul dans une chaloupe quand il est recueilli par une goélette avec à son bord un certain Montgomery, jadis étudiant en médecine à Londres, désormais proscrit et vivant sur une île. La goélette transporte de nombreux animaux : lapins, chiens, puma, lama… ainsi qu’un être difforme et inquiétant, serviteur de Montgomery, que l’équipage a pris pour tête de turc. Au moment où Montgomery arrive près de son île isolée, qu’il qualifie d’infernale,…

  • The White Zombie – Victor Halperin

    Il faut un début à tout et on s’accorde pour considérer The White Zombie comme le premier film de zombies. En tout cas, il est profondément lié aux origines vaudous de ces morts vivants, puisque l’intrigue se déroule à Haïti. Neil (John Harron) et Madeline (Madge Bellamy), un jeune couple d’amoureux arrivent sur l’île et rejoignent la demeure de Charles Beaumont (Robert Frazer), un riche planteur qui les a invités à venir y célébrer leur mariage. En fait, il est amoureux de la jeune femme et cherche à la faire renoncer à ses noces. Devant son entêtement, Beaumont s’adresse à un sorcier blanc, Legendre (Bela Lugosi) probablement français, pour qu’il…

  • Le bacille – Arnould Galopin

    Arnould Galopin imagine  un scientifique reconnu, Martial Procas. Sa spécialité : les microbes pathogènes. Beau comme un dieu, il fait courir le tout-Paris lors de ses conférences universitaires, surtout les Parisiennes. « Son dernier volume sur les cellules phagocytes – 700 pages in-octavo jésus, avec planches en couleurs -, eut le succès d’un roman d’aventures« . Mais homme de science avant tout, il ne remarque pas les minauderies des unes et des autres. Jusqu’au jour où une belle Américaine attire son regard. Et Procas, l’homme d’un seul amour tombe éperdument amoureux de cette aventurière qui ne le mérite pas. Car quelques semaines à peine après le mariage, madame s’ennuie et va voir…

  • Ravage – René Barjavel

    Pourquoi lire cette vieillerie ? Certainement parce que c’est Barjavel et que c’est le seul titre de SF lu par bien des profs de français qui nous le réchauffent comme une soupe depuis plus de soixante ans. Le but de ce billet est de vous dire pourquoi ne pas le lire. L’intrigue 2052 : dans une société industrielle et mécanisée, l’électricité vient à manquer. Très vite, Paris se transforme en jungle, chacun luttant pour sa survie. Même le jeune et sympathique François Deschamps, héros du roman, se transforme en assassin pour trouver à manger ; il n’hésite pas à faire assassiner des prisonniers. Il se transforme en fait en brute…