• Cygnis – Vincent Gessler

    Vincent Gessler pour son premier roman nous donne à voir un monde étrange, très énigmatique, qui amène le lecteur à se poser des questions dont certaines resteront sans réponse. C’est en fait un livre d’ambiance dans lequel évoluent des personnages dont on ne saura pas tout. Dans ce monde-là (ou ce temps-là plus exactement) vit Syn le trappeur qui, accompagné de son loup Ack, vend des peaux de bêtes de village en village. Drôle de loup d’ailleurs, mi chair, mi métal, avec Syn depuis toujours. Au début du roman, homme et loup se réveillent après une période d’hibernation : la neige fond et Syn va rejoindre la ville de Méandre…

  • Pachyderme – Frederik Peeters

    La Suisse n’est pas le pays que l’on croit. La Suisse est terre d’étrangeté, de mystère et d’improbable, du moins quand elle est mise en scène, façon « Twilight Zone » par Frederick Peeters, dessinateur et scénariste suisse, bien entendu.Une femme est empêchée d’aller voir son mari à l’hôpital car un éléphant git sur la chaussée : voilà qui commence bien… Elle décide de couper à pied par la forêt et elle croise ça : … de mieux en mieux ! Autant le dire tout de suite, les amateurs d’irrationnel seront aux anges tandis que Logique et Raison Pure se mordront les doigts. Bien entendu, l’éditeur dans son prière d’insérer évoque  David…

  • Louis Capet, suite et fin – Jean-Luc Benoziglio

    Les éditeurs de littérature dite générale nous réservent parfois de bonnes surprises. Les non-lecteurs de SF vont pouvoir découvrir, sans le savoir s’ils ne lisent pas cette critique, un des grands genres de la science-fiction : l’uchronie. Ce genre hautement romanesque qui a inspiré les plus grands (Silverberg, Dick…) se base sur un constat : l’Histoire ne s’est pas déroulée comme on croit. L’Invincible Armada a écrasé les Anglais en 1588, les Allemands ont gagné le Seconde Guerre mondiale… Benoziglio choisit une période peu usitée en uchronie : la période révolutionnaire. Louis XVI n’a pas été décapité mais banni. Il est devenu Louis Capet, simple citoyen ordinaire, sauf qu’il souffre…