• Comment j’ai terrifié l’Amérique – William Castle

    Très bonne initiative que la publication des mémoires de William Castle, le monsieur Gimmick du cinéma d'horreur hollywoodien. On pénètre à ses côtés dans les coulisses de l'usine à rêve, depuis les représentations théâtrales de "Dracula" en 1927 jusqu'à la fin des années 70, en passant bien sûr par le tournage de "Rosemary's Baby".

  • Zombies ! – Jovanka Vuckovic

    Après un avant-propos de George Romero lui-même, l’introduction pose un constat : « En dépit de leur parfum ignoble et d’un goût vestimentaire désespérément ringard, ils ont réussi à sortir de leur trou pour se frayer un chemin dans le cœur des vivants du monde entier. De films en jeux vidéo, de comédies musicales en bandes dessinées, et jusqu’aux « marches des zombies » pratiquées à travers toute la planète, le mort vivant s’est définitivement imposé comme le monstre mythique préféré de la culture populaire grand public. ». Côté littérature, pas d’œuvre fondatrice, mais des allusions à divers revenants assimilables. Le mot lui-même ne s’imposera qu’à la fin des années 20, les zombies de Lovecraft…

  • Petite philosophie du zombie – Maxime Coulombe

    Il est aujourd’hui tout à fait opportun de s’interroger sur le phénomène zombie. Tant au cinéma qu’en littérature, ce mort-vivant-là se porte mieux que jamais. Maxime Coulombe analyse ici le phénomène, et non pas les œuvres, très peu sont citées. C’est au personnage en général qu’il s’intéresse et à ce que son omniprésence révèle de la société contemporaine. On le sait, le zombie est « figure d’inquiétude » et selon Maxime Coulombe un symptôme du « pessimisme contemporain ressassé par les médias ». Pour Maxime Coulombe, le zombie met en question la pulsion vitale de l’homme et témoigne aujourd’hui d’une usure du modèle social occidental après avoir incarné une critique de la société de consommation. Depuis…

  • Algernon, Charlie et moi – Daniel Keyes

    Des fleurs pour Algernon est un des meilleurs romans de science-fiction que j’ai lus, et un des premiers. Difficile donc de passer à côté de ce livre qui en explicite la genèse, et qui au-delà, dessine la « trajectoire d’un écrivain » comme le souligne le sous-titre. Daniel Keyes raconte comment les divers éléments ou scènes qui ont fait Des fleurs pour Algernon ont trouvé place dans sa vie, comment une rencontre, une réflexion ou une lecture ont influencé son écriture. Trois mois avant ses dix-huit ans, juste avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, Daniel Keyes s’engage dans la marine marchande. Il devient rapidement commissaire de bord puis fait office de médecin.…

  • Steampunk ! – Etienne Barillier

    Vous ne direz plus jamais : « le steampunk, connais pas ». Etienne Barillier n’a pas raté sa vocation, c’est un excellent pédagogue, et son propos d’une grande clarté bénéficie d’un beau support très largement illustré qu’on prend un grand plaisir à feuilleter. Il serait vain et ardu de reprendre ce que l’auteur explique très bien, en suivant d’abord un développement chronologique du genre, de ses prémisses (ah, Les Mystères de l’Ouest !) et de son émergence aux États-Unis, à son épanouissement en Europe, puis la diversification des supports (séries télévisées, films, jeux de rôle, comics, bandes-dessinées), des périodes historiques (l’Angleterre victorienne cède la place à la France du XIXe siècle ou à…