• Eva – Kike Maillo

    Il ne fait pas de doute que le meilleur cinéma fantastique aujourd’hui est espagnol. On peut donc se demander si la science-fiction y est aussi insignifiante qu’ailleurs, aussi à la traine du géant américain. Mais sur quoi repose le succès de la science-fiction américaine ou à l’américaine ? Essentiellement sur l’image, les effets spéciaux ambitieux, maîtrisés, époustouflants. On en prend toujours plein la vue, le reste suit plus ou moins bien : si le contenu ne tient pas la route, si les acteurs sont mauvais, on aura au moins diverti nos sens. Eva de Kike Maillo ne se mesure pas à l’aune du cinéma américain car il ne le copie pas. Il…

  • L’étrange créature du lac noir – Jack Arnold

    Une fois par an, malheureusement en décembre, a lieu dans ma ville un festival du film. L’occasion de voir des choses inhabituelles, originales. Je n’ai cependant pas pris beaucoup de risques cette année en misant sur une projection en musique (version ciné-concert live) d’un standard du genre SF : « Le voyage fantastique » de Richard Fleischer et une projection sur grand écran, en 3D et en v.o. de « L’étrange créature du lac noir ». La salle du ciné était pleine, ils ont dû refuser des gens, si ça pouvait les inciter à nous proposer autre chose que des comédies françaises ou des blockbusters américains en v.f., ça serait vraiment bien… Au fin fond…

  • Fog – John Carpenter

    Antonio Bay, Californie, fête son centième anniversaire. La ville est pavoisée, les discours sont prêts : on se réjouit. Ce que les habitants ne savent pas, c’est qu’Antonio Bay doit son développement à une sombre conspiration qui couta la vie aux passagers de l’Elizabeth Dane, un navire qui transportait des lépreux à son bord. En 1880, les premiers habitants leur ont refusé l’hospitalité, les attirant dans un piège pour dérober leur or. Ceux de 1980 vont devoir payer. Comme cent ans plus tôt, un inquiétant brouillard venu de l’océan s’empare de la ville. Le spectateur suit plusieurs personnages, dont un prêtre, le père Malone (Hal Holbrook) qui au matin des cérémonies…

  • La Colline a des yeux – Wes Craven

    Partie rejoindre la Californie, une famille (six adultes et un bébé) est contrainte de s’arrêter au milieu de nulle part, sur une zone d’essais de l’aviation américaine. Autour s’étend le désert, mais il y a cependant certains habitants alentours pas franchement accueillants. Les membres de la famille se séparent : le père, un ancien de la police, retourne à pied à la station service où ils ont fait halte quelques temps plutôt ; le gendre part cherche du renfort plus loin sur la route ; les femmes restent à la caravane avec le fils, le bébé et deux bergers allemands. Première impressions : le film date clairement des années 70 : coiffures, vêtements,  grain épais,…

  • La Science des rêves – Michel Gondry

    Pourquoi choisir de regarder « La Science des rêves » ? Parce que Michel Gondry (« Eternal Sunshine of the Spotless Mine », « Soyez sympas, rembobinez ») et surtout parce que Gael García Bernal non seulement beau comme un dieu mais aussi acteur étonnant, ce garçon-là crève l’écran, j’ai entrepris de voir ou revoir tous ses films. Et cet accent mexicain quand il parle français (trop peu), c’est irrésistible.  Stéphane (Gael García Bernal ) arrive de Mexico, son père vient de mourir, il emménage dans l’appartement parisien de sa mère (Miou Miou). C’est un créatif Stéphane, un artiste, et le boulot que maman lui a trouvé est juste à côté de la plaque : maquettiste pour des…