Le seigneur d’Opium – Nancy Farmer


le seigneur d'opiumIl y a quelques années, une douzaine en fait, je m’enthousiasmais pour La maison du scorpion de Nancy Farmer. C’était l’histoire de Matt, un des nombreux clones d’un patron de la drogue entre Mexique et Etats-Unis. Au lieu de devenir un réservoir à organes, il gagnait l’attention puis l’amour du vieil homme, jusqu’à devenir son héritier légal.

C’est chose faite au début de cette suite directe, Le seigneur d’Opium. Lors de ses funérailles, el patron a fait empoisonner tous les siens, famille et serviteurs. Matt aurait dû être du lot mais il a été sauvé, à l’instar de quelques autres, plus malins. Il règne désormais sur Opium, vaste territoire qui produit et exporte de la drogue dans le monde entier.

J’étais enchantée à l’idée de retrouver cette forte histoire aux personnages si bien campés. Même si bien entendu, il faut toujours se méfier des suites… Et malheureusement, je n’ai pas retrouvé ici ce qui m’avait tant plu dans le premier tome.

Le but de Matt n’est pas de diriger Opium, on s’en doute, mais bien de libérer les eejit, ces clandestins décérébrés après avoir tenté de traverser la frontière vers les Etats-Unis. Ils sont désormais des esclaves sans plus aucun sentiment. Louable tâche, noyée dans un texte qui tire en longueur sans grande conviction.

Les nombreux personnages n’ont pas vraiment de rôles ou de personnalités fortes. Matt lui-même est plein d’idéaux mais son attitude demeure peu réaliste : qu’en est-il de tous les maffieux de la drogue de par le monde ? Ils le laissent gentiment rompre leur approvisionnement et agir à sa guise ? Un autre thème est traité assez superficiellement : le renouvellement de la biosphère, détruite à l’extérieur d’Opium. La conservation d’une Nature intacte à l’intérieur d’Opium est tellement improbable et artificielle que l’ensemble semble bien peu crédible…

On en restera donc au premier chapitre des aventures de Matt, tout à fait lisible aujourd’hui et même hautement recommandable.

Nancy Farmer sur Mes Imaginaires

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Le seigneur d’Opium (The Lord of Opium, 2013), Nancy Farmer traduite de l’anglais (américain) par Hélène Borraz, L’Ecole des Loisirs, janvier 2017, 552 pages, 17,90€

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