Génération K tome 1 – Marine Carteron


génération kOn n’entre pas dans ce premier volume de Génération K, on y est précipité par l’énergie de Kassandre Báthory de Kapolna (dont l’apparition -l’irruption !- suit de peu un prologue assez classique). La jeune fille de seize ans est née avec une petite cuiller en or dans la bouche et n’a qu’une envie : la vomir. Elle déteste sa famille et fait tout pour le montrer : tatouages, look métal, vulgarité… En ce jour où elle doit apparaître pour sa très chic soirée d’anniversaire, elle pousse le bouchon un peu loin et ses parents décident de l’envoyer en pension en Suisse. Autant dire en prison…

Georges y est déjà en prison et n’a plus que quelques jours à tirer quand il reçoit une visite, la seule en dix-huit mois d’incarcération. C’est la libération immédiate et le départ pour Naples où il doit retrouver son père. Son père ? Mais Georges est un enfant trouvé qui n’a jamais connu sa famille… pourtant, il serait bel et bien le fils de don Camponi, parrain de la mafia cloué dans un fauteuil roulant.

Il n’est pas le seul à retrouver un membre de sa famille. Mina, l’amie de Kassandre qui s’est enfuie de chez les Báthory de Kapolna, se retrouve elle aussi dans la cité italienne où elle apprend qu’elle est la fille du Cannibale de Naples. Les trois jeunes gens ne sont pas au bout de leurs révélations puisqu’en se réunissant ils concourent au rassemblement des Génophores, ces porteurs d’un certain gène K qui leur confère des pouvoirs surnaturels.

Avec le sang en couverture, une Báthory et une Mina, on pense d’abord à un roman vampirique. Si au sortir de ce premier tome le mythe n’est pas exclu, il est surtout très modernisé, pour le meilleur d’une intrigue très dynamique et imaginative. J’ai tout de suite apprécié le franc parler des personnages, notamment Kassandre, plus vraie que nature. Ces trois narrateurs donnent de l’énergie au roman dont l’intrigue ne faiblit pas. Ils se découvrent entre eux mais apprennent également à vivre avec de nouveaux pouvoirs surprenants.

Technologie et génétique s’en mêlent et la figure du savant fou s’incarne dans Karl Báthory de Kapolna, patron d’un groupe pharmaceutique qui apparait de plus en plus mal intentionné. A cet aspect scientifique se conjugue une approche plus fantastique avec un secret gardé par les Tziganes et une Chose assez répugnante et invasive. Et un albinos, une Rolls, une épidémie mondiale et le Vésuve qui entre en éruption. Ça donne un roman bien consistant et très addictif.

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Génération K – 1, Marine Carteron, Le Rouergue (Epik), septembre 2016, 302 pages, 14€

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