40 jours de nuit – Michelle Paver


40 jours de nuit40 jours de nuit se présente comme le journal de Jack Miller, vingt-huit ans. Ce jeune homme d’origine modeste a, contre toute attente, été choisi pour faire partie d’une expédition dans le Grand Nord. Ses compagnons sont tous des jeunes gens de bonnes familles qui rêvent d’accomplir d’aventureux exploits : en cette année 1937, ils sont cinq à rêver d’Arctique.

Mais le père de Teddy meurt et Hugo se casse la jambe avant d’arriver à destination. Ils ne sont donc que trois à accoster à Gruhuken : Gus, Algie et Jack. Le capitaine Eriksson et ses marins les accompagnent, déposant le matériel et renouvelant conseils et avertissements. Le principal étant de ne pas monter de camp à Gruhuken. Mais les jeunes gens n’en ont cure et forts de leur science toute fraîche se préparent à affronter l’hiver arctique.

Lequel ne correspond pas à 40 jours de nuit. Le titre français a été choisi pour faire écho au film de David Slade, 30 jours de nuit, lui-même adapté du comics de Steve Niles et Ben Templesmith : en Alaska, un village est la proie de vampires au moment où il est plongé dans un mois de nuit. Le titre d’origine, Dark Matter, suggère que malgré l’avancée de la science et les découvertes toujours plus nombreuses du génie humain, bien des choses nous restent incompréhensibles :

Dans l’une de mes revues scientifiques, j’ai lu que nos connaissances ne représentent qu’un pourcentage minuscule de ce que l’univers contient réellement. Selon l’auteur de cet article, le reste demeure invisible, indétectable, même s’il est bien là.

Pas de vampires chez Michelle Paver mais un climat d’angoisse qui s’installe lentement et culmine au moment où Jack se retrouve totalement seul au camp. Cet homme loqueteux et hirsute, le voit-il vraiment ou est-ce une hallucination ? Qu’est-il arrivé aux précédents occupants du camp et à la cabane abandonnée ? Jack le scientifique doit-il se soucier des croyances et superstitions locales ?

Si vous êtes adeptes des livres au climat pesant, au suspens bien dosé et surtout crédible, ce roman est fait pour vous. Jack est très humain, il doute sans cesse et doit se faire violence pour affronter les dangers, il peut même se montrer lâche. La narration à travers le journal provoque une grande proximité avec le lecteur qui devient familier de son quotidien et partage ses craintes. Ses joies aussi, comme l’attachement progressif à Isaak le husky. Pas d’amourette à l’horizon, mais de belles descriptions de paysages inusités qui semblent avoir séduit l’auteur.

Michelle Paver sur Mes Imaginaires

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40 jours de nuit (Dark Matter, 2010), Michelle Paver traduite de l’anglais (américain) par Blandine Longre, Hachette Jeunesse (Black Moon), septembre 2012, 282 pages, 16,90€

 

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