American Pandemonium – Benjamin Hoffmann


American PandemoniumVoilà à nouveau un titre classé Imaginaire paraissant dans une collection blanche. Pas la Blanche, mais presque puisqu’il s’agit de L’Arpenteur chez Gallimard aussi. Nouvel auteur (pour moi), qui promet dès le titre un roman sur l’entropie version US : voilà de quoi attiser ma curiosité. Mais comme chacun sait, la curiosité est aussi parfois un vilain défaut qui provoque des déconvenues…

Il pleut des bombes en Amérique, suite à un affrontement Israël-Iran qui tourne mal (pour faire court). Marc, apprenti écrivain et scénariste pour une chaîne de télé parvient à fuir New York en compagnie entre autres d’un type, William, qu’il vient de sauver (même si on ne sait pas bien pourquoi il vient en aide à ce tueur). Objectif retour à la terre, parce qu’en ville, on risque toujours de se prendre un immeuble sur la tête.

Constitution de groupes de survivants. Affrontements. Pas de zombies

Mais comme ça serait un tantinet ennuyeux de rester enfermé (ça l’est quand même), le groupe bouge, l’un des membres étant à la recherche de son frère. Hop, road trip : New Haven, Chicago. Les personnages vont, viennent, meurent. Parait qu’il y aurait une épidémie en Californie ? Non, c’est que du baratin pour que les réfugiés passent au large. San Diego.

En passant, on monte dans une espèce de machine de guerre appelée le Béhémot. Dont l’existence sera ensuite contestée. Car les propos de Marc sont un témoignage, ou bien une oeuvre de fiction, c’est selon, le béhémot venant à l’appui de la fiction, tandis que le témoignage sera à charge contre son auteur, assassin s’il en est en ces temps troublés.

Rédiger un billet sur American Pandemonium dix jours après lecture est une gageure tant ce roman se dilue dans d’autres œuvres, lues parfois il y a très longtemps : Ravage (beurk), Malevil, Zone 1… De l’apocalyptique comme on en lit trop aujourd’hui et qui pâlit sous le soleil de ses prédécesseurs. Au manque d’originalité s’ajoutent des longueurs descriptives qui ont rapidement eu raison de mon intérêt. Qui s’est cependant réveillé au jeu fiction/réalité, mais ce ne fut qu’un sursaut…

Difficile de savoir ce qu’un auteur français qui écrit à l’américaine un tel roman pense faire. Renouveler le genre ? S’inscrire dans une tradition ? Écrire son roman apocalyptique ? Nos étagères croulent sous ces tentatives et pour susciter l’intérêt, il faudrait plus qu’un bon titre et une prestigieuse maison d’édition. Un style ? Une idée ? Allez, on se satisferait de l’un ou de l’autre.

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American Pandemonium, Benjamin Hoffmann, Gallimard (L’Arpenteur), janvier 2016, 375 pages, 23,50€

 

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