Le shôgun de l’ombre – Jérôme Noirez


Le shôgun de l'ombreOù l’on retrouve l’enquêteur shogunal Ryôsaku, vous savez bien, celui qui se donne des coups de marteau sur la tête pour mieux réfléchir. Et à qui on a refilé trois adolescents, indisciplinés samouraïs : Keiji, Sôzô et Kaoru. Cibles toutes désignées pour le marteau à sagesse… L’officier Ryôsaku est chargé d’enquêter sur des déprédations commises dans un cimetière : on a tout saccagé pendant la nuit, les tombes sont maculées d’encre et les plaquettes funéraires brisées. Ces dernières forment sur le sol le mot « ombre »…

D’ombre il est encore bientôt question, car le kanrei Hosokawa, l’homme le plus puissant de Kyôto, demande à l’enquêteur shôgunal de traquer l’ombre qui effraie les nobles de sa ville, s’introduisant chez eux pour les terroriser. Il le lui ordonne même car ce spectre s’est introduit jusque chez lui.

Ryôsaku est un rationnel qui ne croit pas aux fantômes ; ses jeunes apprentis sont plus crédules, enclins à croire aux vieilles légendes. Ils secondent ensemble l’officier shôgunal, jusqu’à ce que Sôzô soit contraint de quitter sa maison après une violente dispute avec son père qui le méprise. Le jeune samouraï part seul et sa route croise celle de la très belle Yukiko qui devient sa maîtresse. Elle le conduit dans une étrange communauté d’estropiés. Kaoru quant à lui met la main sur un traité de saké-no, l’improbable voie du saké, incompatible avec sa condition de samouraï.

Il est question dans cet opus de poésie et de théâtre no, cet énigmatique théâtre japonais. Jérôme Noirez a à cœur de faire découvrir aux jeunes ou moins jeunes lecteurs cette civilisation ancienne et méconnue. Il le fait grâce à une intrigue policière rythmée, à la fois tragique et drôle, à travers la description d’une ville qu’il semble bien connaître. Les habitations, les rues, les quartiers sont parcourus au fil de l’intrigue, décrits sans en avoir l’air.

Les jeunes samouraïs ont acquis un peu de complexité et de profondeur ce qui fait du Shôgun de l’ombre un roman plus grave, sans pour autant oublier quelques touches d’humour. Des notes de bas de page et plusieurs documents annexes guident le lecteur dans cette riche civilisation.

Jérôme Noirez sur Mes Imaginaires et sur Tête de lecture.

 

Le shôgun de l’ombre, Jérôme Noirez, J’ai Lu (Fantasy n°9521), 251 pages, 7,10€

 

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