Derniers jours – Adam Nevill


Derniers joursJ’ai raté les précédents romans d’Adam Nevill publiés chez Bragelonne, mais l’été étant une bonne période pour se faire peur, me voilà découvrant cet auteur britannique de romans d’horreur. Horreur ou plutôt tension psychologique, avec ici et là quelques scènes un peu insoutenables, mais bon, c’est pour ça qu’on lit des livres comme Derniers Jours.

Kyle est un documentariste genre underground et paranormal. Et qui se refuse encore à filmer des mariages parce qu’il faut bien manger, qu’on lui a coupé l’électricité et qu’il a des arriérés de loyer. Alors quand Max Solomon, éditeur connu pour ses livres de développement personnel tendance new age le contacte pour un film et qu’il paie cash, c’est oui tout de suite. Les questions viennent après.

Il s’agit de suivre les traces d’une secte oubliée dont quelques anciens membres vivent encore et de les filmer là où ils ont partagé la vie misérable d’autres adeptes du Dernier Rassemblement, devenu le Temple des Derniers Jours. Sous la férule de sœur Katherine, affamés, manipulés, ils ont achevé leur parcours dans un bain de sang en 1975 dans le désert américain de Sonora. Achevé vraiment ? Alors quelles sont ces présences qui se manifestent à Londres et en Normandie dans les lieux jadis habités par la secte ? Bientôt Kyle est victime de cauchemars, il se sent poursuivi jusque dans ses rêves par des créatures atroces. Les anciens membres de la secte interviewés par Kyle et son ami Dan, caméraman, meurent subitement ou sont victimes de très graves accidents. Il est bientôt clair que Max, commanditaire du documentaire, n’a pas tout dit à Kyle…

C’est toujours sympa les romans d’horreur sur les sectes, on sait qu’on a affaire à une bande de dingues, à un gourou bien mégalo et psychopathe et que tout ça va terriblement mal finir. Derniers Jours ajoute à ce scénario une bonne dose de surnaturel tendance horrifique, un personnage qui tient la route (il n’est pas démesurément naïf comme parfois dans ce genre de roman) et une intrigue qui va chercher loin dans le temps sa raison d’être. On se promène dans des lieux improbables, on en découvre petit à petit un peu plus sur sœur Katherine et ses intentions. Le roman ne s’achève pas sur la fin du tournage, c’est même après qu’il prend toute son ampleur cauchemardesque.

A lire donc, pour passer un bon moment sur la plage…

 

Derniers jours (Last Days, 2012), Adam Nevill traduit de l’anglais par Benoît Domis, Bragelonne (L’Ombre), avril 2014, 450 pages, 22€

 

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