Tatouage – Alonso et Pelegrín


TatouageIl s’appelle Álex, elle s’appelle Jana. Au cours d’une soirée, il va enfin oser s’approcher d’elle, lui parler, malgré les avertissements d’Erik, son meilleur ami à lui. Il a bien fait puisqu’elle le fait entrer chez elle, dans une grande maison  de l’étrange quartier de l’Ancienne Colonie. Là, il rencontre David, le frère de Jana qui lui apprend qu’ils font tous deux commerce de tatouages depuis la mort de leurs parents. David propose à Álex de lui faire un tatouage bien spécial, celui que Jana a dessiné pour lui. Il suffira à Álex de penser très fort à elle et tous deux seront liés à jamais.  Car les tatouages de David sont magiques… Et comme il est plutôt naïf cet Álex, il accepte. Dès lors, il ne pourra plus approcher Jana sans souffrir atrocement…

Nous avons donc au départ une histoire d’amour entre deux adolescents, à laquelle s’ajoutent de la magie et bien vite, une rivalité entre clans. Jana est une sorcière agmar, Álex un kouril et Erik descend des drakouls. Et tout ce monde-là n’est pas humain, même si c’est à s’y méprendre. D’ailleurs, Álex ne sait pas bien qui il est : serait-il le Dernier Gardien annoncé par une prophétie ? Dans ce cas, ce serait la fin de tous les médous, Jana et Erik compris.

L’histoire d’amour se double donc d’une quête ésotérique et vitale. Tous ces jeunes gens vont découvrir que leurs parents ne sont pas morts accidentellement mais bien en se sacrifiant, pour eux et pour une cause supérieure. Que la lutte entre médous et gardiens est ancestrale et que si ces derniers triomphent, l’imagination pourrait s’en porter beaucoup plus mal.

Si le thriller soutient efficacement la romance dans le premier volume de la série Tatouage qui nous arrive d’Espagne, il me faut bien avouer que j’ai un peu décroché avant la fin. L’histoire des différents clans est complexe, les rancunes tenaces et les vengeances impitoyables. Le jeune Álex est perdu, il se croyait pleinement humain et se découvre d’ascendance pour le moins étrange. Il est au centre des querelles, va devoir choisir entre son destin de médou ou un avenir de gardien, l’un ou l’autre choix entrainant la destruction du camp adverse. Ce qu’Álex voudrait trouver, c’est une troisième voie, qui lui permette aussi de vivre le parfait amour avec Jana.

On pourrait reprocher à Tatouage la trop importante densité de son intrigue, qui finit par perdre son lecteur. Ou me reprocher mon manque d’attention, c’est possible aussi… Mais enfin, je mets au défi le lecteur qui referme ce livre de m’expliquer au débotté qui sont les varoulfs et d’où viennent les goules et les oubliées…

 

Tatouage (Tatuaje, 2009) de Ana Alonso et Javier Pelegrín traduits de l’espagnol par Axelle Demoulin et Nicolas Ancion, Hachette Jeunesse (Black Moon), avril 2014, 380 pages, 16€

 

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