Murmures souterrains – Ben Aaronovitch


Murmures souterrainsOù l’on retrouve le toujours sympathique Peter Grant pour le troisième volume de la série Le Dernier apprenti sorcier, 100% british et même 100% londonienne. Encore jeunot en matière de magie ce Peter, car voilà à peine un an qu’il est l’élève de Nightingale, l’inspecteur en charge des phénomènes surnaturels au sein de la police métropolitaine.

Et il s’en passe des choses étranges à Londres, et plus précisément sous Londres, dans les couloirs du métro, voire plus si affinités. Cette fois, c’est un jeune Américain qui est retrouvé mort dans un couloir de métro, à la station Baker Street précisément. Il a été tué à l’aide d’un tesson de poterie. Mais bien sûr, pas un vulgaire morceau d’assiette en céramique ou quelque chose d’approchant : l’enquête sur la mort de James Gallagher échoit à Nightingale parce qu’il en émane d’évidents vestiges de magie. Une assiette magique en quelque sorte. Qui va conduire Peter dans le milieu de l’art contemporain mais aussi dans le métro, sur les pas des premiers constructeurs, ceux qui creusèrent les tunnels, asséchant les marais, toujours plus à l’Ouest.

On retrouve dans Murmures souterrains les deux atouts qui font la force de cette série : le narrateur, Peter Grant lui-même, métis africain et humour ravageur, autodérision comprise, sens inné de la répartie ; Londres comme si on y était, cette fois-ci sous la neige, avec ses rues grouillantes, ses stations et bien sûr ses multiples habitants, du plus chic au plus ivrogne. Ben Aaronovitch n’est pas avare de précisions historiques, qui font de Londres une scène mais aussi un personnage de la série.

Nightingale et Grant ne mettront pas encore la main sur le Mage sans Visage, mais on croise quand même une sorcière taoïste et un gobelin, ou halfelin, et toute une cohorte de personnages murmurant dans les ténèbres dont vous n’imaginez même pas l’existence… Et cerises sur le gâteau, de nombreuses références littéraires minutieusement choisies : Pratchett, Tolkien, Howard, Harry Potter. Ben Aaronovitch côtoie les grands du genre, mais pas uniquement à coups de citations  bien placées : avec Murmures souterrains il confirme la place de choix qu’il s’est attribué en fantasy urbaine.

Ben Aaronovitch sur Mes Imaginaires

 

Le Dernier apprenti sorcier – 3 : murmures souterrains (Whispers Under Ground, 2011), Ben Aaronovitch traduit de l’anglais par Benoît Domis, J’ai Lu (Nouveaux Millénaires), février 2013, 413 pages, 18€

 

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3 commentaires sur “Murmures souterrains – Ben Aaronovitch

  • valeriane

    Bon je passe un peu en diagonale sur ta chronique, parce que j’ai acheté le premier tome de la série lors de mon dernier voyage à Londres 🙂
    donc j’ai peur du spoil 🙂
    Mais donc, tu donnes quand même bien envie que je m’y plonge. Pour moi ça sera en VO…. j’espère que je serai à la hauteur 🙂
    Je te dirai ce que j’en ai pensé!

    • Sandrine Brugot Maillard Auteur de l’article

      Même si on suit la vie personnelle de Peter (surtout les conséquences de ses âneries), chaque épisode est vraiment indépendant. J’espère que le premier tome te plaira : le 4e vient de sortir en France. Pour moi, c’est vraiment une des meilleures séries de fantasy urbaine actuelles.