Le voleur aux esprits – Rachel Aaron


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Voici un nouveau bandit, pas meurtrier celui-là, juste voleur, mais le meilleur du monde d’après ses dires. Il s’appelle Eli Monpress, vit dans le royaume de Mellinor dirigé par le roi Henrith de la maison d’Allaze, comme tous les rois depuis la fondation quatre cents ans auparavant. Eli n’opère pas seul, il a dans sa troupe Joseph Liechten, bretteur et Nico, démonengeane. Leur dernier plan en date : kidnapper le roi Henrith et demander une rançon. Mais au moment où commence le roman Eli est prisonnier dans les oubliettes du château, il va donc falloir qu’il commence à en sortir. Ce qu’il fait facilement en s’accordant les bonnes grâces de la porte. Car Eli est aussi magicien, de ceux qui parlent aux esprits. C’est alors que Miranda, Spirite de son état, arrive au château sur ordre de la Cour aux esprits afin de chercher et récupérer les reliques magique disséminées dans le royaume de Mellinor par le roi fondateur, Gregorn. C’était un roi magicien qui après lui a banni toute magie de son royaume, c’est dire que ni Eli ni Miranda ne sont les bienvenus. Même si Miranda est une Spirite, qui s’allie les esprits avec leur accord et Eli un magicien qui les utilise par la contrainte (même si dans son cas, le charme semble la seule utilisée).

Le plan d’Eli fonctionne bien. Au début. Le roi est fait prisonnier, la rançon demandée. Mais voilà que surgit de nulle part Renaud, frère aîné d’Henrith qui a été écarté du trône et banni car il était magicien. Il revient, dit-il, pour ne pas laisser le royaume de ses ancêtres à l’abandon, pour faire justice… et peut-être remplacer son frère sur le trône puisque celui-ci est mort, prétend-il, des suites de son enlèvement. Mais Renaud n’est pas si désintéressé qu’il le dit, c’est un Asservisseur de la pire espèce qui lui aussi cherche les reliques magiques pour affermir son pouvoir.

Le roman commence sur les pas d’Eli et de sa bande, on les suit dans leurs plans et leurs refuges. On est dans l’ambiance des Salauds Gentilshommes, puis l’auteur ne suit pas cette piste. On s’embarque par la suite plutôt vers une fantasy avec pouvoirs, combats et grands effets sensationnels : des entités qui s’animent, des forces du Mal et du Bien qui s’affrontent en des combats homériques, surtout dans le dernier quart du roman. J’aime moins, j’ai l’impression d’avoir lu ça dix fois. Du coup, on perd de vue le sympathique Eli Monpress, ce charmant voleur qui semble insouciant mais recèle d’immenses pouvoirs.

L’univers créé par Rachel Aaron est par contre plutôt intéressant, doté d’un potentiel inépuisable puisque tout, objets, animaux, végétaux… jusqu’à la moindre étincelle en passant par la plus imposante montagne, tout a un esprit et peut donc être utilisé par qui connaît le langage. A force de flatterie, Eli peut convaincre une porte de lui livrer passage, mais Renaud peut invoquer les pires créatures. La lutte entre magiciens commence…

La légende d’Eli Monpress – 1 : le voleur aux esprits (The Spirit Thief, 2010), Rachel Aaron traduite de l’anglais  par Guillaume Le Pennec, Orbit, janvier 2012, 265 pages, 15.90€

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