Les Cités des Anciens / 1 – Robin Hobb


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Une nouvelle série de Robin Hobb, ça ne s’ignore pas. Surtout lorsque celle-ci tisse des liens avec les précédentes, en particulier Les Aventuriers de la mer et leurs vivenefs.

Tout commence ici par des serpents remontant le fleuve en direction de leur antique lieu de coconnage. Ils ont voyagé dans de terribles conditions et pendant trop longtemps, soutenus par la dernière dragonne Tintaglia. Quand ils parviennent au Désert des Pluies, ils ne sont plus très nombreux et certains périssent encore avant de pouvoir s’enfermer dans leur coquille. Mais peu importe : le retour des dragons est un événement, on les croyait quasi éteints, les habitants sont en joie et font tout pour protéger les cocons.

Malheureusement, quand ils en sortent, ils sont rachitiques, mal formés, voire même simples d’esprit. Ils n’ont rien de leur majesté ancestrale, à peine la mémoire de leurs ancêtres, et bientôt les humains peinent à les nourrir et les entretenir, surtout qu’ils ne pourront jamais être autonomes, puisqu’handicapés. Ils sont parqués comme des animaux, dans leurs déjections, et ne sont pas suffisamment nourris. La ville décide de lever un groupe de personnes pour les emmener ailleurs, peut-être près d’une cité mythique ensevelie. Il faut n’avoir rien à perdre pour participer à cette expédition, c’est pourquoi la jeune Thymara, jeune fille qui aurait dû être tuée à la naissance parce qu’elle présente des attributs non humains et Alise, l’épouse d’un très beau et très riche qui l’a épousée par calcul mais ne parvient pas à avoir d’enfants, toute deux passionnées de dragons, décident de partir vers ces terres inconnues, avec ces dragons qui envisagent de manger des humains s’ils ne trouvent pas chair à leur goût plus facilement.

Je n’ai pas lu Les Aventuriers de la mer, mais ça n’est absolument pas gênant pour la cohérence de l’histoire. Robin Hobb prend la peine d’expliquer ce que sont ces vivenefs : des bateaux conscients fabriqués à partir de la coque de cocons de serpents avant l’éclosion des dragons qu’ils contenaient. Un massacre en somme, dont seule Tintaglia a échappé. Elle rappelle aussi le pacte qui la lie aux humains du Désert des Pluies suite à la guerre avec Chalcède.

Un clin d’oeil aussi, discret, à L’assassin royal puisqu’il est question de ce « prince des lointains Six-Duchés [qui] avait tiré le dragon de son tombeau glacial pour des raisons inconnues ». Tout cela est donc très cohérent, et une fois encore, très prenant. A la fin de ce premier tome, les personnages sont tous bien en place et en route, ce qui laisse présager une série plus dynamique que Le soldat chamane que j’ai laissé en rade depuis un bout de temps aux alentours du tome 6…

Robin Hobb sur Mes Imaginaires

Les Cités des Anciens -1 : dragons et serpents (The Dragon Keeper, 2010), Robin Hobb traduite de l’anglais (américain) par Arnaud Mousnier-Lompré, Pygmalion, septembre 2010, 325 pages, 21.90€

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