Fendragon – Barbara Hambly


HamblyLe jeune Gareth franchit les montagnes et affronte seul bien des dangers pour aller chercher son héros, « Lord Aversin, le Fendragon, Baron de la Place d’Alyn et Seigneur de Wyr, le plus valeureux chevalier qui fut jamais dans les Pays d’Hiver« . Quand il le trouve enfin, il ne voit pas le mythique héros de ses ballades, mais un type à lunettes, vêtu de cuir miteux, les deux pieds dans le fumier. Envolés les beaux rêves de chevalerie ! Gareth a quand même besoin de John Aversin qui a réellement tué un dragon jadis, car un autre de ces monstres a ravagé la cité des gnomes dans le Fond d’Ylferdun qui ne se trouve qu’à quelques kilomètres de la cité royale de Bel. Mais John a une femme, des enfants et des gens à défendre. De plus, il n’a pas envie d’affronter le danger au nom d’un roi qui l’a laissé tomber depuis longtemps. Mais Gareth insiste et lui assure que s’il vient combattre le dragon, le roi lui fournira les soldats dont il a besoin pour défendre les Pays d’Hiver contre les bandits, les Coureurs des Glaces, les loups…

Et voilà John parti avec Gareth et Jenny, sa sorcière de femme, qui est en fait le personnage principal de ce roman. Et un personnage tout à fait réussi. Par amour pour John, elle a décidé de porter ses enfants et donc ainsi de lui sacrifier son avenir de sorcière. Alors qu’elle aurait pu être très puissante, à l’image de Zyerne, la maîtresse du roi, elle n’est qu’une modeste pratiquante, mais aussi une femme amoureuse et une sorcière frustrée, ce qui en fait potentiellement une femme dangereuse… De fait, c’est elle qui va affronter Morkeleb le Noir, partager son pouvoir et même son état. Et elle devra choisir entre l’amour d’un homme et le pouvoir de la magie.

L’élément le plus savoureux de Fendragon est sans doute l’humour. Dans la première partie, Barbara Hambly reprend tous les poncifs de la fantasy pour les tourner en ridicule. Ainsi en est-il du portrait que se fait Gareth du Fendragon qui en réalité ne correspond pas du tout au personnage. Il est d’ailleurs dommage que cette veine humoristique ne soit pas autant exploitée par la suite. En effet, une fois John et sa troupe arrivés à Bel, le texte se fait plus classique avec comme intrigue principale l’affrontement entre deux sorcières, l’une bonne (Jenny) et l’autre pas (Zyerne).

Démonstrations de magie, vols en dragon et batailles pour la citadelle, tous les éléments d’un roman de fantasy sont présents et bien exploités.

Barbara Hambly sur Mes Imaginaires

Fendragon (Dragonsbane, 1985), Barbara Hambly traduite de l’américain par Michel Demuth, Presses Pocket, 1993, 264 pages – épuisé dans cette édition

 

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