La roue des vents – Vincent Joubert


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Voici un livre à la présentation attirante : un roman illustré pour la jeunesse, grand format, relié, très élégant. On a tout de suite envie de l’ouvrir, de le feuilleter, et finalement de le lire.

C’est cependant dans ses illustrations que La roue des vents a le plus de charme : couleurs chaudes et lumineuses, créatures fantastiques très réussies qu’elles soient effrayantes ou familières, foisonnement de détails.

L’histoire par contre, est loin d’être aussi originale et la succession des aventures a même quelque chose d’un peu mécanique qui pourrait laisser pointer l’ennui.

Le jeune Joachim a été « adopté » par maître Gontran. Ensemble, ils vont chercher les sept graines qui permettront de déterminer l’emplacement de la roue des vents qui ouvre le sanctuaire des dragons.

C’est là que Clovis, le gentil dragon de maître Gontran ira finir sa vie car le moment est venu. Les voilà donc tous trois partis pour l’Empire du grand Arpent, « un continent grand comme deux fois le royaume de France, inconnu de la plupart des cartographes ».

La roue des ventsLe périple n’est bien sûr pas sans danger, et les aventuriers vont devoir affronter des gobelins belliqueux, des moines mystérieux, des trolls mais aussi des Grrrrrrrryffs et autres créatures extraordinaires.

C’est donc plein de magie, d’aventure et d’émotion. Les personnages sont assez simplistes, les épreuves se succèdent rapidement, le tout fonctionnant sur le mode de la quête d’objets menant à un lieu secret. Ajouté à cela l’élégance matérielle et le graphisme très soigné qui font de ce livre une sorte de vieux grimoire à ouvrir au coin du feu, je pense que le lectorat visé est très jeune, autour de huit à dix ans, les plus âgés risquant de trouver l’intrigue assez mince. Ils pourront se rattraper en le feuilletant.

 

La roue des vents, Vincent Joubert, Ankama, novembre 2010, 166 pages,19,90€

Beaucoup d'atouts pour ce livre, qui m'ont poussée à l'ouvrir. Déjà, une belle couverture. Ensuite, c'est un des premiers titres publiés par le label Eclipse des éditions La Bibliothèque interdite. Enfin une uchronie steampunk, ou du steampunk uchronique, comme on veut, c'est bien tentant. L'action se passe en 1880 alors…
Vous ne direz plus jamais : « le steampunk, connais pas ». Etienne Barillier n’a pas raté sa vocation, c’est un excellent pédagogue, et son propos d’une grande clarté bénéficie d’un beau support très largement illustré qu’on prend un grand plaisir à feuilleter. Il serait vain et ardu de reprendre ce que l’auteur…

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