H2G2 / 1 – Douglas Adams


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H2G2, The HitchHiker’s Guide to the Galaxy, ou le Guide du routard galactique, ou encore Le routard galactique, puis Sac à dos dans les étoiles, et Le guide galactique et enfin pour finir Le Guide du voyageur galactique, avant de devenir un film de Garth Jennings, a d’abord été une série à la radio britannique, puis une « trilogie en cinq volumes », une pièce de théâtre et enfin un jeu vidéo. Autant dire que c’est un phénomène, une parodie de space opera et un hymne au grand n’importe quoi.

Alors que les bulldozers sont à sa porte, Arthur Dent refuse que sa maison soit démolie pour laisser place à une autoroute : il s’étend dans la boue, résolu à y rester jusqu’à ce que… jusqu’à l’arrivée de son ami Ford Prefect, qui est en fait un extraterrestre autostoppeur natif de Bételgeuse (coincé sur Terre depuis quinze ans), ce qu’Arthur ignore. Ford le persuade de boire trois bières et lui annonce que la Terre va être détruite dans douze minutes. Douze minutes moins trois secondes plus tard, Ford sauve son ami (mais pas la Terre), et les voilà pris en stop par un vaisseau Vogon, celui-là même qui vient de détruire la Terre. Les deux rescapés passent par le supplice de la poésie vogonne (compréhensible grâce au Babel Fish), puis sont jetés dans un sas, direction le grand vide interstellaire.

Heureusement, contre toute probabilité, ils sont récupérés par le vaisseau volé de Zaphrod Beeblebrox, président en fuite et très peu recommandable du gouvernement impérial galactique. Et les voilà partis vers la planète Magrathéa pour trouver la question à la réponse « Quarante-deux ». C’est là, qu’enfin, ils connaîtront les vérités cachées et le vrai sens de l’univers.

« Ces créatures que vous appelez des souris, voyez-vous, ne sont pas du tout ce qu’elles paraissent être. Il s’agit purement et simplement de la matérialisation dans notre dimension de vastes hyperintelligences pan-dimensionnelles. Toutes ces histoires de fromage et de couinements ne sont qu’une façade.« 

Résumer un tel livre n’a pas beaucoup d’intérêt tant ce qui importe n’est pas dans l’histoire mais dans les multiples détails complètement loufoques. C’est la foire au bizarre, au scientifiquement délirant, aux improbabilités calculées et aux cachalots écrasés en plein vol. C’est de l’humour anglais, absurde, grotesque et content de l’être, dans la veine des Monthy Python. Ça peut être lassant à la longue, mais Adams a eu le bon goût de les faire courts, ses cinq livres. Mon idée est de les lire tous, enfin, pour lire la suite qui vient de paraître chez nous, due à Eoin Colfer (damned, l’écrivain irlandais sera-t-il à la hauteur ce nonsense so british ?).

Et pour bien faire, après lecture de ce premier tome, j’ai regardé le film qui en est l’adaptation, avec en plus un épisode qui nous permet de voir John Malkovich au mieux de sa forme délirante.

 

Malkovitch 2

Autres petits bonheurs de cette adaptation déjantée : Alan Rickman qui donne sa belle voix à Marvin, le robot dépressif (mais que ferait le cinéma anglo saxon sans la voix d’Alan Rickman ???), et le toujours excellent Bill Nighy qui est l’architecte Slartibartfast, celui qui veut fjords partout.

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Un bon remède à toute forme de morosité et de rationalité. And don’t panic, there is nothing to understand !

H2G2 : 1 : le guide du voyageur galactique (1979), Douglas Adams traduit de l’anglais par Jean Bonnefoy, Gallimard (Folio SF n°219), mars 2007, 302 pages, 6.10€

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