Adultes

Les cités de lumières / 1 – Daniel Abraham

Abraham.jpgEncore un roman pour lequel j’ai poussé jusqu’au point de non retour, jusqu’à ne plus espérer y trouver intérêt. Page 270 quand même…

Une très bonne idée de départ pourtant, avec des poètes capables d’incarner des idées sous forme de golems humanisés, des andats, au point qu’ils ressemblent à des êtres humains. Poètes et andats forment des couples indissociables qui veillent sur les cités, du Khaiem en manipulant les éléments et la nature à leur gré, pour la prospérité des grandes cités marchandes. Le vieil Heshaï, aigri et alcoolique, est le poète de Saraykeht ; il a créé Stérile, son andat arrogant et conspirateur qui manipule la culture du coton et assure ainsi la puissance de la cité.
Amat Kyann est la vieille surintendante d’une puissante maison de commerce, celle de Wilsin. On comprend peu à peu qu’un complot se trame contre le poète, avec Stérile à sa tête. Wilsin y est compromis sans qu’Amat Kyann soit au courant. Tout tourne autour d’une femme enceinte et du triste commerce. Et là, tout se complique parce que je n’ai absolument pas compris en quoi consiste le triste commerce. Certes, il s’agit d’enlever du ventre de la mère un enfant à naître, mais pourquoi ? En quoi cela va-t-il être gênant pour le poète ? Que se passe-t-il exactement ? Que devient l’enfant ?
J’aurais certainement pu me passer d’explications si le reste n’était au moins aussi flou. Les intérêts de chacun ne sont pas clairs à mes yeux, leurs ambitions restant inexpliquées, et leur psychologie assez étrange. Le personnage de la vieille intendante en particulier, qui se retourne contre son employeur de façon tout à fait démesurée et fomente un improbable coup monté contre une brute hyper violente dans le but de prendre sa place à la tête d’une maison de passe… étrange…

Une excellente idée de départ donc, très originale, qui ne tient pas la route en raison de imprécision des personnages et du flou de l’intrigue qui est venu à bout de mon angélique patience…

Les cités de lumière / 1 : la saison de l’ombre (2006), Daniel Abraham traduit de l’anglais (américain) par Alexandra Maillard, Fleuve Noir (Rendez-Vous Ailleurs), novembre 2009, 370 pages, 22 €

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