Le Livre malazéen des glorieux défunts / 1 – Steven Erikson


« Chef d’œuvre de la fantasy guerrière, à ranger aux côtés de La Compagnie noire de Glen Cook ou des Chroniques de Thomas L’Incrédule de Stephen R. Donaldson » nous dit la quatrième de couverture. Si ces dernières n’ont suscité en moi qu’ennui,La Compagnie noire fait partie des meilleures séries de fantasy guerrière qu’il m’ait été donné de lire. J’attaque donc cette série au nom étrange, crayon en main, car je n’ai pas envie de perdre le fil de cette histoire qui s’annonce touffue.

J’ai eu raison pour le crayon : c’est touffu… C’est même plus que ça car l’auteur ne nous donne pas de clés : il plonge son lecteur en plein chaos, sans qu’il connaisse les intentions de chacun, leurs liens réels. On avance au hasard, à coup de suppositions. A la fin du livre un (ce premier tome en compte sept), j’étais fière de moi : lu d’une traite, je tenais bien les personnages, l’histoire de ce pays se construisant doucement. Livre deux, nous voilà ailleurs, avec d’autres personnages qui n’ont rien à voir : je continue ma scrupuleuse lecture… Mais voilà, même les week-ends consacrés à la lecture ont une fin, et mon rythme ralentit… Et je jette l’éponge livre cinq, après trois cents trente pages.

J’en suis la première déçue car ce premier tome est dense, riche de maintes potentialités tant en ce qui concerne les personnages que pour tout ce qui touche à l’histoire de Genabackis et Darujhistan. L’Empire des Malazéens, avec à sa tête l’Impératrice Laseen veut s’emparer de toutes les puissantes cités et pour cela n’économise ni ses soldats, ni ses magiciens. Il ne compte pas ses morts, seule la victoire l’intéresse, mais il s’est fait de nombreux ennemis qui pour avoir fui n’en fomentent pas moins leur retour et leur vengeance.

Le lecteur est en première ligne des combats, mais aussi derrière chaque personnage. Dommage qu’on ne comprenne pas toujours qui fait quoi et pour quelles raisons. Sans ces éléments de base, certains passages sont infiniment longs, surtout à Darujhistan où l’on se prépare à l’arrivée des troupes de l’Impératrice, où les guildes s’agitent et les assassins meurent assassinés… J’aime le bruit et la fureur de ce genre de roman, mais j’aime aussi suivre le fil de ce que je lis… J’aime les histoires complexes parce qu’elles nous épargnent les scénarios simplistes, mais j’aime aussi comprendre, après plus de trois cents pages, les enjeux d’une intrigue.

On me souffle en coulisses que le tome deux est meilleur, à voir…

Le Livre malazéen des glorieux défunts – 1 : les jardins de la lune, Steven Erikson (2000) traduit de l’anglais (américain) par Marie-Christine Gamberini, Calmann-Lévy, septembre 2007, 586 pages, 19.90€

.
.

Pour recevoir un mail à chaque nouvel article publié :

.

"La mort... Combien de fois lui ai-je envié sa dextérité, ses litotes et le poème donné aux âmes qu'elle emporte ? Si la vie rédige nombre de contes, seule la mort corrige et veille à la ponctuation. Vais-je me risquer ce soir, en racontant mon histoire, à lui ouvrir la porte ?"…
Mark a onze ans. Il vient de quitter Londres pour aller vivre au bord de la mer, à Brighton, ville endormie à ses yeux, avec sa mère malade et son beau-père, David. Il déteste ce dernier qui entend tout gérer dans la maison, les repas, les sorties de sa mère,…

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *