Le Graal du gobelin / 1 – Jim C. Hines


Le graal du gobelinDeuxième livre que je lis de la nouvelle collection jeunesse de L’Atalante et à nouveau bonne pioche. C’est de la fantasy cette fois et c’est drôle.

On a un gobelin, pas très futé, souffre-douleur des gros balaises du clan, celui qu’on envoie en éclaireur pour qu’il se fasse casser la figure. Sauf que cette fois il s’en tire, que ce sont les gros balaises qui se font décimer et qu’il est entraîné, bien malgré lui dans une aventure riche en rebondissements et épreuves de toutes sortes. Car il tombe sur Barius, jeune homme bien décidé à accomplir sa quête, histoire de prouver ce qu’il vaut à ses parents ; son frère Ryslind, magicien plus ou moins malfaisant ; leur coach Darnak le nain, lui aussi sorcier et censé les protéger ; l’elfe Riana, voleuse à ses heures et prisonnière des trois autres. Ils vont affronter des zombies, des chauves-souris géantes et des pièges à n’en plus finir tendus par le Nécromant pour les empêcher de récupérer la gaule magique gardée par Straum le dragon.

Comme le suggère la couverture (très réussie), Jig le gobelin n’est pas une bête de combat. Pourtant, armé de son araignée Titache et de son petit couteau, il va venir à bout de bien des dangers, sans éviter quelques gnons et gamelles, pour le plus grand plaisir du jeune lecteur.

Mais il réfléchit aussi notre héros, il prend du poil de la bête au fur et à mesure de cette quête : « [les gobelins] étaient incapables de collaborer, de prévoir, d’apprendre. Tout juste bons à se faire massacrer en fonçant dans le tas. Ou bien, comme Jig, à se cacher et attendre dans l’ombre que ses congénères périssent. Son peuple entier n’était qu’une vaste blague […]. Lâche et bon à rien, il ne valait pas mieux que les autres. » Il va s’enhardir et s’affirmer, vous n’en doutez pas et devenir un héros malgré lui capable de sortir ses compagnons de bien des pièges.

Affaire à suivre, c’est le début d’une trilogie.

 

Le Graal du gobelin (2004), Jim C. Hines traduit de l’anglais (américain) par Jean-François Le Ruyet, L’Atalante (Le Maedre), mai 2008, 312 pages, 16€

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