Les voies d’Anubis – Tim Powers


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En répondant à l’offre du milliardaire J. Cochran Darrow, l’universitaire Brendan Doyle, professeur de littérature anglaise, ne se doute pas qu’il vient de se mettre dans un véritable pétrin. Darrow lui propose de faire un voyage dans le passé, afin d’accompagner un groupe de riches touristes américains. Ils doivent se retrouver en 1810 à Londres, alors que le poète anglais Coleridge, spécialité de Doyle, donne une conférence dont l’Histoire ne gardera que très peu de traces. Si le voyage aller se passe bien, Doyle est kidnappé à l’issue de la conférence et ne peut donc pas rejoindre l’Amérique de 1983. Il est de surcroît pourchassé par le docteur Romany qui cherche à savoir comment il a pu voyager dans le temps. Doyle va découvrir que Romany est le double du docteur Romanelli, magicien et savant fou âgé de plusieurs siècles, s’adonnant à la magie noire. Il va également être contraint de quitter son corps pour investir celui d’un dangereux assassin, Joe Face de Chien, qui est en fait le double d’Aménophis Fikee qui a récemment invoqué le Maître. Puis Doyle se retrouve dans le corps de Williams Ashbless, auteur américain très mystérieux qui est l’objet des recherches très poussées de Doyle (du moins au 20ème siècle).
Si vous n’avez pas bien suivi ce résumé, ne vous inquiétez pas : cette histoire est très compliquée, avec moult rebondissements, sauts temporels et changements de personnalités. On s’y perd facilement.  Mais ça n’est pas grave tant le livre est prenant. Dans Londres du 19ème siècle, rempli de mendiants loqueteux, de brouillard et d’assassins, on suit avec plaisir les incroyables aventures temporelles et littéraires d’un pauvre professeur de littérature que le destin n’avait pas préparé à de telles péripéties. Mais c’est le prix à payer pour rencontrer lord Byron… et son double (ne sautez pas une ligne si vous tenez à savoir qui est qui !).

Tim Powers sur Mes Imaginaires

Les voies d’Anubis, Tim Powers, traduit de l’anglais (américain) par Gérard Lebec, J’ai Lu SF n°2011, 1986, 477 pages, 6€

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