Les Lames du Cardinal / 1 – Pierre Pevel


Pevel.jpgDepuis Wielstadt et Ambremer, Pierre Pevel nous propose de la fantasy non médiévale qui nous change un peu des éternels apprentis sans nom, des orphelins maltraités et autres guerriers à l’armure de cuir bouilli. L’auteur retrouve ici son cher XVIIème siècle pour mettre en scène le célèbre Richelieu : on ne peut rêver meilleure époque d’intrigues, trahisons et complots en tout genre.

Pierre Pevel semble mettre en scène avec plaisir une grande variété de personnages dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont dotés d’une personnalité trouble et de plusieurs faces cachées chacun ! Les principaux sont les Lames du Cardinal, fiers épéistes qui formèrent jusqu’au siège de La Rochelle la botte secrète de Richelieu. Mais suite à une trahison dont je ne vous dirai rien, elles ont été dissoutes et chacune vivote, voire s’ennuie loin de La Fargue, leur capitaine. Et voilà qu’enfin le grand jour arrive : Richelieu somme La Fargue de reprendre du service pour une mission dont ni le capitaine des Lames, ni le lecteur ne sait rien.

Une bonne partie de l’intrigue est d’ailleurs basée sur l’ignorance du pourquoi et du comment, des tenants et des aboutissants des actions de chacun. Le lecteur suit tour à tour les nombreux personnages sans toujours connaître leurs motivations. D’où le côté un peu fouillis de ce premier tome, si on ne le lit pas avec une extrême attention. Voici ce que pour ma part, j’en ai retenu. Les Lames sont chargées par Richelieu soucieux de paix avec l’Espagne, de retrouver un certain capitaine Ireban, fils en fuite d’un grand d’Espagne. Pourquoi Richelieu est-il si prévenant avec cet ennemi juré ? Mystère. D’ailleurs, imbroglios, confusions d’identités et révélations inopinées sont le lot de ce premier opus aux multiples rebondissements. Jugez un peu : Ireban se prénomme en fait Cécile puis Ana Lucia, son père est aussi Espagnol que moi et La Fargue, ah, La Fargue, quel homme mystérieux…

J’oubliais de préciser que ce XVIIème siècle ne serait pas de fantasy si les dragons n’y étaient omniprésents, sous forme de wyvernes (dans ce cas ils servent de véhicules volants), de dracs (monstres humanoïdes sanguinaires), de dragonnets (animaux de compagnie) et bien sûr d’hommes, ces derniers sang-mêlés descendant des Dragons Primordiaux.

La tonalité est donc celle des romans de cape et d’épées chers à Alexandre Dumas. Duels, trahisons, mensonges, prison, les situations romanesques ne manquent pas et s’enchaînent à un rythme soutenu. Pur divertissement, ce roman vous fera passer un bon moment de lecture et si vous vous laissez prendre au jeu des intrigues, vous pourrez même réclamer rapidement la suite.

L’avis de Magali, 15 ans :
L’univers est très bien réalisé en intégrant à la fois les dragons et l’époque des mousquetaires sous Louis XIII. Les descriptions sont écrites avec beaucoup de précision et l’on pourrait peindre la scène et s’amuser à reproduire les gestes des personnages. Ceux-ci ont chacun une personnalité différente des autres, ce qui rend le livre agréable à lire. La chute de l’histoire est bien écrite en laissant en suspend un dialogue, créant du suspense.
En revanche, chaque histoire est différente en fonction des personnages et l’on peut parfois être un peu perdu et cela rend le récit long.
Mais comme ce livre est bourré d’action, on ne peut plus s’arrêter de le lire !

Pierre Pevel sur Mes Imaginaires

Les Lames du Cardinal – 1, Pierre Pevel, Bragelonne, septembre 2007, 297 pages, 20€

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