Jeunesse

Arthur et les minimoys / 1 – Luc Besson

BessonAttention Besson et ses minimoys vont débarquer sur nos grands écrans ! Toute la panoplie promotionnelle est convoquée : affichages, coloriages, partenariats publicitaires multiples. En France, ça énerve, surtout venant de Besson. Pour ma part, je ne connais pas ce monsieur et j’ai eu envie d’en savoir plus sur ses créatures.

Le jeune Arthur vit avec sa grand-mère car ses parents, à la recherche de travail, n’ont pas le temps de s’occuper de lui. La vieille dame est menacée d’expulsion par M. Davido, sinistre personnage qui profite de l’absence de son mari pour lui envoyer les huissiers. Le grand-père d’Arthur a en effet disparu trois ans auparavant alors que, aventurier depuis toujours, il était parti à la recherche d’un trésor au fond de son jardin. Arthur décide de partir à son tour à la recherche de ce trésor, seul capable de payer les dettes de sa grand-mère. Il faut pour cela qu’il accède au monde des minimoys, créatures fantastiques et millimétriques, elles-mêmes menacées par le terrible M. le maudit, autrement dit Maltazard le terrible.
A la lecture, il est évident que le livre appelle une mise en images. Les gags en particulier sont très visuels. Mais le plus frappant et efficace est certainement l’humour à deux niveaux : un pour les enfants, qui fait mouche à tous les coups, et un pour les adultes grâce à un réseau de références réservé aux plus que trentenaires. Je trouve la première partie de livre, celle où Arthur est avec sa grand-mère harcelé par le méchant Davido, beaucoup plus réussie que la seconde, quand il accède au monde des minimoys. L’humour est percutant, l’action efficace et Besson parvient à faire sourire sur le sort d’un gosse délaissé par ses parents, dont la grand-mère n’a plus de quoi subvenir à ses besoins. Les relations d’Arthur et de sa grand-mère sont tendres et très réussies. Je trouve le monde des minimoys moins convaincant, plus conventionnel dans ses personnages (la princesse peste Sélénia, le bon roi débonnaire), mais ce tome-ci n’est que le premier.
Finalement, je ne vois pas pourquoi il est de bon ton de crier haro sur Besson, en tout cas j’ai lu beaucoup de livres jeunesse bien plus mauvais que celui-ci ces derniers temps.

Arthur et les minimoys, Luc Besson, Intervista, octobre 2003, 204 pages, 12 €

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Mes Imaginaires est un blog de lecture animé depuis le 6 janvier 2004 par Sandrine Brugot : chroniqueuse littéraire, membre du jury du Grand Prix de l'Imaginaire de 2008 à 2018, formatrice et animatrice de débats.

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