La veillée de Newton – Ken MacLeod


MacLeodDes machines de guerre non identifiées ont, à la fin du 21ème siècle, failli signer l’extinction de la race humaine lors du Ravissement funeste. Certains groupes ont cependant pu s’enfuir et faire souche ailleurs, en particuliers sur Mars et sur la planète Eurydice. Trois siècles plus tard, les uns et les autres ne se connaissent plus. Aussi, quand Lucinda Carlyle débarque sur Eurydice, c’est l’étonnement : les deux groupes ont évolué différemment et leurs conceptions divergentes de la vie vont être source de conflit. En effet, les hommes maîtrisent certaines techniques comme la numérisation de l’être humain ou la propulsion supraluminique. Lucinda Carlyle est elle-même la représentante de la famille Carlyle qui a la mainmise sur l’écheveau des trous de ver son exploitation commerciale.

J’ai eu beaucoup de mal à avancer dans la lecture de ce roman, et me suis finalement arrêtée page 190. Les enjeux ne sont pas clairs et les digressions futiles. Les conflits philosophiques qui auraient dû affleurer sont diluer jusqu’à l’inexistence. Certains personnages sont potentiellement intéressants, comme le clan des artistes d’Eurydice, mais ils sont noyés sous des longueurs qui lassent le lecteur plutôt qu’elles ne concrétisent leur personnalité. L’action s’éparpille sans retenir l’attention. Par exemple, quand Lucinda arrive sur la planète Eurydice, elle dégomme avec ses troupes un artefact probablement extraterrestre. Bon, et alors ? Page 190, toujours rien du côté de l’artefact… et l’ennui a gagné. Lucinda est faite prisonnière, mais on ne s’inquiète pas pour son sort, d’autant moins qu’elle s’en sort toute seule et part hasard. Bref, ce space opera écossais a encore bien du chemin à faire avant de rivaliser avec un Iain Banks, son exact contemporain.


La veillée de Newton (2004), Ken MacLeod traduit de l’anglais par Olivier Debernard, Bragelonne, août 2006, 366 pages, 20€

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