Replay – Ken Grimwood


GrimwoodUn beau jour d’octobre 1988, Jeff Winston meurt d’une crise cardiaque a quarante-trois ans. Il se réveille vingt-cinq ans plus tard, en 1963, dans son ancienne chambre universitaire. Et la vie recommence, comme hier… Mais Jeff sait beaucoup de choses : qui va gagner le derby du Kentucky, quelles actions sont des valeurs sûres… etc…
Alors Jeff refait sa vie en homme riche… puis meurt à nouveau et se réveille en 1963… Et il recommence. L’argent ne lui ayant pas amené le bonheur, il décide de vivre autrement, de se créer un petit bonheur familial, de changer de femme. De vie en vie, Jeff essaie de faire mieux. Puis il rencontre Pamela, qui elle aussi vit des « replays ».
Ensemble ils vont traquer le bonheur, se retrouvant après chaque mort, un peu plus tard que la fois précédente. Ils vont même essayer de changer le monde…Après avoir revécu de nombreuses fois, ils sont finalement rattrapés par le temps, et se disent, comme tout un chacun, qu’ils n’ont pas vécu. Alors c’était bien la peine…

La première partie du roman est axée sur la vie de Jeff qui refait plusieurs fois sa vie, en vain on le comprend vite, changeant de femmes, de style et de train de vie. Finalement on se lasse un peu et quand il rencontre Pamela qui à son tour lui raconte ses multiples vies, on a envie de dire stop. Leur quête commune d’un autre « replayer », d’une signification à ce qu’ils vivent, d’une façon d’améliorer le monde est assez touchante mais pas totalement convaincante : on s’ennuie un peu car on ne croit pas un instant qu’il vaut mieux vivre dix vies plutôt qu’une et qu’un couple, aussi clairvoyant soit-il, pourrait sortir le monde du merdier. Eviter un malheur, une catastrophe, c’est à coup sûr en tricoter un autre : on est là pour en ch…, c’est évident.
On a donc un livre distrayant mais qui ne parvient au niveau philosophique qu’il s’était probablement fixé.

Replay (1986), Ken Grimwood traduit de l’anglais (américain) par Françoise et Guy Casaril, Le Seuil, 1988, 343 pages

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