Excalibur : l’épée dans la pierre – Terrence Hanbury White


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Arthur, dit la Verrue, a été recueilli par messire Auctor pour être élevé avec son fils Keu dont il devient le compagnon de jeu et le souffre-douleur. Prétentieux et arrogant, Keu ridiculise l’enfant destiné à devenir son écuyer quand il sera chevalier. Mais un jour qu’ils partent tous deux chasser dans la Forêt Sauvage, c’est Arthur qui décide de partir à la recherche du faucon qui s’est échappé. C’est alors qu’il rencontre un vieillard excentrique et quelque peu magicien nommé Merlin qui vit dans la forêt avec son hibou Archimède. Il devient son professeur. Arthur vit alors toutes sortes d’expériences destinées à le former, en particulier des métamorphoses en divers animaux (poisson, oiseau, blaireau). Le lecteur apprend alors tout sur la vie et les mœurs de ces différentes bêtes car ces passages sont interminables.
T.H. White était un quasi ermite, passionné de sciences naturelles, ce qui imprègne ce texte sur la jeunesse du roi Arthur. Quand on n’a pas d’affinités particulières avec les animaux, c’est un peu long…
Bien sûr, le texte est souvent drôle, grâce aux facéties de Merlin ainsi qu’aux nombreuses plaisanteries ou situations anachroniques (Arthur rencontre Robin des Bois dans la forêt de Sherwood, Merlin s’habille suivant les modes de différentes époques). Mais c’est un humour facile, plus destiné à un jeune public qu’à des lecteurs désireux de se plonger dans une saga arthurienne. D’ailleurs Walt Disney ne s’y est pas trompé en achetant les droits dès 1939 pour l’adapter au cinéma en 1963. Il créa ainsi un de ses meilleurs dessins animés, drôle, énergique et tendre dans une juste mesure.
Dans ce premier tome d’une tétralogie, White ne donne pas à Arthur l’ampleur de son destin. Les situations cocasses l’emportent sur le destin tragique du personnage que pourtant l’auteur développe dans les tomes suivants. De fait ce livre peut être lu par de jeunes lecteurs, sous réserve de savoir distinguer les anachronismes sinon les plaisanteries tombent à plat.

Excalibur : l’épée dans la pierre (The Sword in the Stone, 1938), Terrence Hanbury White traduit de l’anglais par Monique Lebailly, Le Livre de poche, mai 1999, 318 pages

 

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