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La Belgariade / 1 – David Eddings

EddingsLa Belgariade raconte la vie de Garion et commence ici alors qu’il a six ans. Il vit heureux dans une ferme prospère auprès de sa tante Pol qui veille sur lui. Il grandit au rythme doux et monotone des saisons, animé de loin en loin par les visites de sire Loup, le conteur. Un jour, arrive pourtant où sire Loup vient chercher tante Pol pour partir immédiatement à la recherche d’un mystérieux objet volé par un ennemi dont il faut taire le nom. Garion part avec eux ainsi que le géant Barack, le nain Silk et Durnik le forgeron.
La Belgariade est le grand cycle de fantasy des années 80 qui donnera lieu à une suite ainsi qu’à des préquelles. Il est très classique dans sa forme : enfance du héros qui ignore ses capacités, suite d’événements qui dévoilent sa véritable identité, personnage charismatique du maître, apprentissage souvent dangereux, quête.
Dans ce premier tome, l’ennui guette le lecteur car Garion est un personnage vraiment fade. Grâce au prologue, le lecteur en sait beaucoup plus que lui sur son destin et ses ancêtres et a donc envie de le secouer pour l’amener à s’intéresser aux événements qui surviennent et dont il est la clé. Garion surprend des bribes de conversations mais n’ose jamais demander après quoi ou qui le petit groupe s’est mis en marche. La marque qu’il porte au creux de la main ne l’inquiète pas alors qu’elle trouble tous ceux qui l’aperçoivent. Il veut savoir d’où il vient mais en bon garçon n’ose pas fâcher sa gentille tante Pol en lui posant des questions.
Bref, ce héros est trop poli, trop sage et jamais confronté à des situations conflictuelles ou vraiment périlleuses. Il campe donc un adolescent peu crédible (il a quinze ans à la fin de ce premier tome), alors que les personnages de sire Loup (Belgarath) et de Pol(gara la sorcière) ont une bien plus grande densité psychologique.

Si ce premier tome est donc un peu long, le cycle n’en est pas moins important pour le genre et représentatif du roman d’initiation. Facile à lire, il peut constituer une bonne entrée en fantasy pour un public de jeunes adolescents peu lecteurs.

La Belgariade / 1 : le pion blanc des présages (1982), David Eddings traduit de l’anglais (américain) par Dominique Haas, Pocket Fantasy n°5357, 1990, 347 pages

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Mes Imaginaires est un blog de lecture animé depuis le 6 janvier 2004 par Sandrine Brugot : chroniqueuse littéraire, membre du jury du Grand Prix de l'Imaginaire de 2008 à 2018, formatrice et animatrice de débats.

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