Le cycle d’Ender / 1 : la stratégie Ender – Orson Scott Card


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Parce qu’il est le troisième enfant de ses parents, Ender est le vilain petit canard ; il est aussi un génie qui à six ans est définitivement recruté par la Flotte Internationale pour devenir commandant de l’armée de guerre. Il va donc subir un apprentissage rigoureux pour devenir ce qu’il n’est pas : un tueur implacable. Ce sont les doryphores qu’il s’agit de tuer, insectes monstrueux venus déjà par deux fois du fin fond de l’espace pour envahir la Terre. La prochaine guerre sera la dernière et verra l’extinction des hommes ou des doryphores.
Roman d’apprentissage donc, où le jeune génie apprend la haine d’un peuple qu’il ne connaît pas, et qui peu à peu se construit une carapace contre toute forme de compassion et de sensibilité. Les scènes de combat spatiaux enchanteront certainement les amateurs de guerres des étoiles et l’École de guerre rappellera les romans d’éducation militaire. Parce qu’il est le meilleur, Ender s’attire la haine de ses camarades qui sont pourtant ses seuls alliés dans la guerre. Il est donc ainsi démontré qu’une éducation militaire stricte peut porter ses fruits et amener un jeune garçon à devenir impitoyable. Est-ce le but recherché par l’auteur ? Non puisque que, bien que vainqueur, Ender est rongé par la culpabilité, celle d’avoir anéanti un peuple, une civilisation peut-être. L’être humain ne devient pas une chose car il garde une conscience qui fait de lui un être supérieur. Ce n’est pas le génie d’Ender qui le sauve aux yeux du lecteur, mais son supplément d’âme qui lui permet d’ouvrir les yeux et de reconnaître ses erreurs. Il n’aura dès lors de cesse de les réparer.

Orson Scott Card sur Mes Imaginaires 

Le cycle d’Ender / 1 : la stratégie Ender (Ender’s Game, 1985), Orson Scott Card traduit de l’anglais (américain) par Daniel Lemoine, J’ai Lu / Science-fiction n°3781, octobre 2003, 382 pages, 6,40€

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