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Les ombres de Wielstadt – Pierre Pevel

Pevel-2.jpgQuatrième de couverture :Hiver 1620. Une guerre qui va durer trente ans ravage le Saint Empire romain germanique. Mais le chevalier Kantz, après une mission au service des Templiers, est de retour dans la cité de Wielstadt, protégée par un mystérieux dragon volant qui, depuis quelque temps, ne suffit plus à la tâche. Les catholiques se méfient des protestants, lesquels se méfient des juifs, qui se méfient de tout le monde. La nuit, les ombres se multiplient : des goules pillent et assassinent, répandant la terreur dans la ville. Contre ces créatures du Mal, Kantz mène une chasse frénétique, riche de sa seule rapière, de la magie cabalistique et de quelques alliés de marque : la cour des miracles, les centaures, les faunes et surtout la minuscule fée Chandelle. Kantz est un croisé, un exorciste en armes ; il aura fort à faire avec les ordres militaires, les sociétés secrètes (la Sainte Vehme !) et plus simplement les traîtres de tout poil qui complotent contre son monde et ne songent qu’à d’obscures vengeances. Wilestadt, c’est le croisement improbable de Disneyland et du château du comte Dracula. Pour tout dire, un classique de la génération de Tim Burton.

Depuis toujours, un dragon veille sur la ville de Wielstadt, située dans le Saint Empire romain germanique : il la défend contre ses ennemis, alors que la guerre de Trente Ans fait rage à ses portes. Le chevalier Kantz, mystérieux et solitaire est chasseur de démons. Certains habitants semblent en effet possédés par un mauvais esprit. Bientôt, des crimes très sanglants sont commis quotidiennement de nuit par des goules (« féroces créatures anthropophages ramenées à la vie par la nécromancie« ) : ce sont les cadavres, revenus à une forme de vie, de six mercenaires empoisonnés par un tenancier de caserne qui leur a acheté de la marchandise volée. Le Maître de ces goules semble accomplir une vengeance sanglante. Quel est le point commun entre les dix noms qui figurent sur une mystérieuse liste trouvée par Kantz ? Pourquoi le dragon ne protège-t-il plus la ville ? Le chevalier n’a, pour l’aider dans sa quête contre les forces du Mal, que son épée, sa magie (noire ?) et une petite fée.

Ce roman tient du suspense gothique ; on y trouve tous les ingrédients qu’il faut : cour des miracles, nuit noire et portes qui grincent, des scènes d’horreur aussi. Pierre Pevel mène très bien ce genre de récit tant pour ce qui est du décor, de l’ambiance que du rythme et des aventures. On ne s’ennuie pas du tout, si on aime le genre horreur glauque.

Pierre Pevel sur Mes Imaginaires

Les ombres de Wielstadt (2001), Pierre Pevel, Pocket, 2003, 339 pages, 6.50€

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Mes Imaginaires est un blog de lecture animé depuis le 6 janvier 2004 par Sandrine Brugot Maillard : chroniqueuse littéraire, membre du jury du Grand Prix de l'Imaginaire de 2008 à 2018, formatrice et animatrice de débats.

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